Estimation du risque de syndrome d’apnées obstructives du sommeil selon le type d’organisation du travail chez le personnel de la santé en Tunisie - 15/05/26
, Mounira Ben Vahia 2, Asma Gaddour 1, 3, Seif Gmiza 2, Wiem Ben Abdejlil 5, Asma Knaz 1, 4, Sihem Ben Fradj 1, 5, Rim Ghammem 1, 5, Manel Makhloufi 1, 2, Marwa Bouhoula 1, 2, Asma Aloui 1, 2, Imen Kacem 1, 2, Houda Kalboussi 1, 2, Olfa El Maalel 1, 2, Souheil Chatti 1, 2Résumé |
Introduction |
Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est une affection fréquente et sous-diagnostiquée en population active, associée à une altération de la vigilance et à un risque accru d’accidents professionnels. Les horaires de travail atypiques, pourraient influencer le risque de SAOS.
Objectif |
Estimer le risque de SAOS, selon les horaires de travail, chez le personnel de la santé.
Méthodes |
Étude descriptive transversale, menée sur une durée de 6 mois, portant sur le personnel de santé titulaire exerçant au CHU Farhat Hached de Sousse, travaillant en horaires de jour fixe, de nuit fixe ou en travail posté. La collecte des données a été réalisée lors d’entretiens directs à l’aide d’un questionnaire pré-établi comprenant les caractéristiques sociodémographiques et professionnelles des participants. Le dépistage du SAOS a reposé sur le questionnaire de Berlin, permettant une comparaison du risque de SAOS selon le type d’organisation du travail.
Résultats |
Au total, 300 personnel de la santé ont été recensés dans notre étude. L’âge moyen des participants était de 43,6 ± 10,2 ans avec une nette prédominance féminine (80 % des cas). Les infirmiers constituaient la catégorie professionnelle prédominante soit 40,3 % des participants. La majorité de notre population d’étude (56 %) appartenait à des services de spécialités médicales à savoir le service de pédiatrie (6,7 %), suivi par le service de cardiologie (5,3 %) et le service d’endocrinologie (4,3 %). Le rythme du travail considéré était de jour fixe dans 70,2 % des cas, posté dans 27,7 % des cas et de nuit fixe dans 2 % des cas. Le résultat du questionnaire de Berlin a conclu à une estimation du risque de SAOS de 17 % chez les travailleurs de jour fixe (36 cas), de 13,3 % chez les travailleurs en horaires posté (11 cas) et de 0 % chez les travailleurs de nuit fixe (0 cas), sans différence statistiquement significative ( p = 0,480).
Conclusion |
Cette étude montre que le risque estimé de SAOS est présent chez une proportion non négligeable du personnel de santé, quel que soit le type d’horaire de travail. L’absence de différence statistiquement significative entre travail de jour, travail posté et travail de nuit souligne l’intérêt d’un dépistage systématique du SAOS en milieu hospitalier, indépendamment de l’organisation du temps de travail.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Syndrome d’apnées obstructives du sommeil, Dépistage, Personnel de santé, Horaires de travail
Plan
Vol 87 - N° 3-4
Article 103263- juin 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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