Usage de substances psychoactives dans l’hôtellerie–restauration : une revue systématique - 15/05/26
Résumé |
L’usage de substances psychoactives (SPA) au travail représente aujourd’hui une préoccupation croissante pour les acteurs de la santé au travail, comme en témoigne la publication, en juillet 2025, des recommandations de la Haute Autorité de santé concernant la prévention de l’usage de substances psychoactives en milieu professionnel. En effet, l’usage de SPA est associé à des risques accrus pour la santé des personnes, mais également à des conséquences délétères sur le plan professionnel, puisqu’il augmente le risque d’absentéisme, de perte d’emploi et d’accident du travail.
Le secteur de l’hôtellerie–restauration apparaît comme particulièrement concerné par l’usage de substances. En France comme à l’international, les travailleurs de cette branche présentent des niveaux élevés de consommation de SPA, notamment d’alcool, de tabac, de cannabis et de cocaïne. En outre, si l’emploi constitue généralement un facteur protecteur vis-à-vis des consommations, certaines conditions de travail peuvent au contraire favoriser ces usages. Un nombre croissant de travaux mettent en lien l’usage de substances et certaines conditions de travail, telles que les horaires atypiques, l’intensité du travail ou l’exposition au public. Dans le secteur de l’hôtellerie–restauration, un certain nombre d’études axées sur le lien entre facteurs organisationnels et consommation de substances ont été publiées. Cependant, à ce jour, ces études sont éparses et mobilisent des méthodologies de recueil de données hétérogènes, manquant d’une synthèse structurée des connaissances.
Dans ce contexte, une revue systématique mixte (incluant des études employant des approches qualitatives, quantitatives et mixtes) est actuellement en cours de réalisation dans le cadre d’une thèse financée par le Parcours Doctoral National en Santé au travail. L’objectif de cette revue est d’identifier les déterminants organisationnels de l’usage de SPA chez les travailleurs de l’hôtellerie–restauration ainsi que de documenter les professions les plus exposées et les substances les plus consommées. Nous présenterons les premiers résultats de cette revue. Ces données fourniront des éléments concrets pour le repérage des situations professionnelles à risque. Elles permettront d’orienter les actions collectives de prévention en ciblant plus spécifiquement les déterminants organisationnels de la consommation.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Santé au travail, Hôtellerie-restauration, Substances psychoactives, Revue systématique
Plan
Vol 87 - N° 3-4
Article 103644- juin 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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