Impact clinique de la résistance aux C3G dans les infections urinaires hautes: étude par score de propension - 22/05/26
Résumé |
Introduction |
Les céphalosporines de troisième génération (C3G) constituent le traitement standard des infections urinaires hautes (IUH) nécessitant une prise en charge hospitalière. Cependant, l'utilisation des C3G en traitement probabiliste pour les IUH traitées à l'hôpital est remise en question en raison de l'augmentation des taux de résistance des entérobactéries, qui dépassent désormais 10 %.
Cette étude vise à déterminer l'impact du traitement probabiliste des IUH aux urgences sur la mortalité hospitalière et le risque de rechute.
Matériels et méthodes |
Une étude rétrospective a été menée sur les prélèvements urinaires positifs à Entérobactéries aux urgences (2021-2023). Parmi ceux-ci, les cas d'infections urinaires hautes (pyélonéphrites et infections urinaires masculines) ont été identifiés. Parmi ces infections urinaires hautes, tous les patients présentant une souche C3G-R et traités par C3G en probabiliste ont été sélectionnés comme groupe cas. Un groupe témoin de patients avec souche C3G-S a été constitué par tirage aléatoire stratifié. Un appariement 1:1 par score de propension a été réalisé. Les critères d'évaluation étaient la mortalité et la rechute à 1 mois, analysées par test exact de Fisher.
Résultats |
2 575 échantillons de urines ont été analysés aux urgences durant la période d'étude avec 582 infections urinaires hautes. Sur 582 infections urinaires hautes, 53(9,1%) étaient résistantes aux C3G. 39(73,6%) de ces patients C3G-R ont été hospitalisés. La durée médiane de séjour était de 6 jours. Les principales bactéries étaient E. coli 417 (71,7%) et Klebsiella pneumoniae 142 (24,5%).37 (69,8%) des souches C3G-R étaient des BLSE.
Chez les C3G-R, 09 (17%) des antibiothérapies empiriques étaient sensible adapté d'emblée à l'antibiogramme. 30 (56,6%) ont eu une adaptation secondaire du traitement. La mortalité était plus élevée chez les C3G-R (5,66% vs 3,21%), mais sans différence significative (p=0,18).
L'absence de traitement probabiliste efficace augmentait significativement le risque de rechute a un mois (p=0,005).
Analyse après appariement
Après appariement, 44 paires C3G-R/C3G-S ont été analysées.
La mortalité hospitalière était similaire: 4,5% vs 2,3% (p=1,000).
Le taux de rechute à 1 mois était identique: 9,1% dans les deux groupes (p=1,000).
La résistance aux C3G n'a pas montré d'impact sur le pronostic après adaptation du traitement.
Conclusion |
En vie réelle la résistance aux C3G mesuré à 9.1 % dans les IUH n'a pas impacté significativement la mortalité mais augmente le taux de rechute. Néanmoins après analyse avec score de propension, la résistance au C3G n'est pas associé à un taux de rechute plus important. Ses éléments sont en défaveur d'une escalade thérapeutique pour le traitement empirique des IUH en dehors du choc septique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 5 - N° 2S
P. S34 - juin 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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