Quand les infectiologues se mettent à l'échographie : bilan des deux premières années de mise en place du DIU d'échographie clinique en maladies infectieuses et tropicales - 22/05/26
Résumé |
Introduction |
L'échographie clinique au lit du malade se développe dans de nombreuses spécialités, réanimation, pneumologie ou encore rhumatologie où cet enseignement est intégré au sein des DES. En maladies infectieuses, un DIU d'échographie clinique a été créé à la rentrée universitaire 2023-2024. Ce DIU, ouvert aux infectiologues en formation ou diplômés et d'une durée de formation de deux ans, comprend des enseignements théoriques et pratiques. L'objectif de notre étude était de réaliser un premier bilan de son impact sur la pratique de l'échographie clinique par les infectiologues qui s'y sont inscrits.
Matériels et méthodes |
Un questionnaire en ligne réalisé sur l'outil Microsoft Form® a été adressé aux 42 inscrits aux DIU sur les années 2023-2024 et 2024-2025. Il comprenait 9 questions à choix multiples et 1 question à réponse ouverte afin de recenser les différentes pratiques des infectiologues avant et après le DIU d‘échographie, ainsi que la présence ou non d'un appareil d'échographie dans leur lieu d'exercice. Une question libre demandait aux inscrits les pistes d'amélioration possible qu'ils jugeaient souhaitables pour cet enseignement.
Résultats |
Dix-neuf personnes ont répondu au questionnaire, soit 45% des inscrits. Onze répondants (57%) étaient PH au moment de l'inscription au DIU, 5 internes ou Docteurs Juniors, 2 assistants et 1 PU-PH. Quatorze (74%) n'avaient jamais pratiqué l'échographie avant inscription au DIU mais 10 (53%) avaient néanmoins un appareil d‘échographie à disposition dans leur service. Sept déclaraient utiliser l'échographie au moins une fois par mois dans leur pratique depuis la fin du DIU et 32% (n=6) déclaraient l'utiliser au moins une fois par semaine. Un seul répondant déclarait ne jamais pratiquer depuis la réalisation du DIU. La pratique la plus courante était celle de l'échographie pleuro-pulmonaire (89%, n=17), suivie de l'échographie cardiaque et vasculaire (42%, n=8) et de l'échographie abdominale a visée urologique (37%, n=7) ou digestive (32%, n=6). Les principaux obstacles déclarés à la pratique de l'échographie étaient la disponibilité de l'appareil et le manque de temps pour réaliser l'examen.
Conclusion |
L'échographie clinique est pratiquée de manière plus ou moins régulière chez la plupart (95%) des inscrits au DIU ayant participé à cette enquête, alors que la majorité d'entre eux n'avait jamais pratiqué l'échographie auparavant. Le principal obstacle à l'utilisation de l'échographie reste la disponibilité des appareils en service et le manque de temps.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 5 - N° 2S
P. S39 - juin 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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