Évaluation du niveau de confiance des internes en France concernant la prévention et le contrôle des infections et le bon usage des antibiotiques - 22/05/26
Résumé |
Introduction |
La résistance aux antimicrobiens (RAM) demeure un défi majeur de santé publique en Europe. En France, la Stratégie nationale de prévention des infections et de l'antibiorésistance (SNPIA 2022–2025) repose sur deux piliers: la prévention et le contrôle des infections (PCI) et le bon usage des antibiotiques (BUA). Cette étude réalisée au sein de la Mission ministérielle de prévention des infections et de l'antibiorésistance (MMPIA), s'inscrit dans la SNPIA. Elle vise à évaluer le degré de confiance des internes en médecine face aux situations cliniques relevant du bon usage des antibiotiques (BUA) et de la prévention et du contrôle des infections (PCI).
Matériels et méthodes |
Cette étude prospective, quantitative et déclarative a été conduite entre août et octobre 2024 via un questionnaire constitué de 3 volets visant à explorer les données démographiques, la PCI et le BUA. Les analyses statistiques ont été réalisées sous Jamovi® à l'aide de tests non paramétriques et de concordance.
Résultats |
Parmi les 151 participants, 68 % des internes exerçaient en CHU et 56 % étaient en phase socle. Le score médian de confiance était de 6/10 pour la PCI et de 7/10 pour le BUA. Le résultat principal de cette étude est un degré de confiance significativement plus élevé pour le BUA que pour la PCI (IC95 %: [0,27; 0,75]) (p < 0,001). Nos résultats secondaires démontrent que la présence d'un module PCI au cours de la formation était associée à un niveau de confiance significativement plus élevé (p = 0,013). Le lieu d'internat influençait l'annonce d'un portage de BMR (p = 0,038) et le relai per os d'une antibiothérapie intraveineuse (p = 0,012). Seuls 17 % des répondants connaissaient la SNPIA, et 76 % étaient vaccinés contre la grippe. Un enseignement pluridisciplinaire était rapporté dans 57 % des modules de PCI et 42 % des modules de BUA, conformément aux données de la littérature.
Conclusion |
Ces résultats soulignent l'importance de de renforcer la formation des futurs prescripteurs tout en garantissant un degré de confiance maximum dans leur pratique face aux enjeux de PCI et de BUA. Une meilleure sensibilisation aux stratégies nationales, associée à des enseignements précoces, contextualisés et pluridisciplinaires, apparaît indispensable pour ancrer durablement les bons réflexes au service du afin d'obtenir des résultats substantiels en terme d'antibiorésistance sur le terrain.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Vol 5 - N° 2S
P. S40 - juin 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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