Impact carbone des modalités d’administration de l’antibiothérapie parentérale ambulatoire - 04/06/26
, D. Tan 2, D. Vincent 1, H. Cormier 1, F. Moal 1, C. Ourghanlian 3Résumé |
Introduction |
Les dernières recommandations de la Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) [1] proposent, pour l’administration intraveineuse des bêtalactamines à demi-vie courte au domicile des patients, deux modalités différentes :
– l’utilisation de dispositifs médicaux actifs : pousse-seringues électriques (PSE) ou pompes volumétriques ;
– l’utilisation de diffuseurs élastomériques.
Les objectifs de ce travail étaient :
– d’évaluer et comparer l’impact écologique de ces deux modalités d’administration (dispositifs médicaux actifs ou diffuseurs élastomériques) ;
– d’identifier les caractéristiques des diffuseurs élastomériques contribuant le plus aux variabilités d’émissions de CO 2 d’un modèle à un autre.
Matériels et méthodes |
Réalisation d’un inventaire des modèles de diffuseurs élastomériques disponibles sur le marché français répondant aux caractéristiques préconisées par les recommandations de la SPILF, contact des fournisseurs pour récupération des données nécessaires à la réalisation d’analyses de cycle de vie par l’outil Carebone et estimation de leur impact en kilogrammes de CO 2 équivalent.
Pour chaque couple antibiotique/posologie des recommandations de la SPILF, calcul et comparaison de l’impact carbone d’une administration par diffuseurs élastomériques ou par dispositifs médicaux actif en prenant en compte l’impact des PSE ou pompes volumétriques selon un ratio d’utilisation (correspondant à une durée d’utilisation rapportée à la durée de vie totale) de 25 %, ainsi que l’impact de leur consommation électrique.
Une analyse de sensibilité a été menée afin d’identifier les caractéristiques des diffuseurs élastomériques contribuant le plus aux variabilités d’émissions de CO 2 d’un modèle à un autre.
Résultats |
Au total, 52 modèles de diffuseurs élastomériques différents ont été identifiés et les données permettant la réalisation d’analyse de cycle de vie ont été récupérées pour 34 d’entre eux.
D’un modèle de diffuseur élastomérique de même volume à un autre, on observe une variabilité d’impact carbone pouvant atteindre un facteur 4,8. Les paramètres contribuant le plus à cette variabilité sont : le poids du dispositif, la composition de la membrane interne et le pays de fabrication.
Pour une journée d’administration d’antibiotique par diffuseur élastomérique l’impact carbone est en moyenne 3,6 à 5,5 fois plus élevées qu’une administration par dispositif médical actif (selon choix d’un modèle de diffuseur élastomérique plus ou moins impactant).
Conclusion |
Une administration d’antibiotique par dispositif médical actif (PSE ou pompe volumétrique) produit 3,6 à 5,5 fois moins de CO 2 qu’une administration par diffuseur élastomérique.
Les modèles de diffuseurs élastomériques les moins impactant sont ceux de plus faible poids, dont la membrane est en polyisoprène et qui sont fabriqués en Europe.
Nous avons élaboré un outil Excel d’aide à la décision écoresponsable détaillant, pour chaque couple posologie/antibiotique, l’impact carbone des différentes modalités d’administration préconisées par les dernières recommandations de la SPILF.
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Vol 47 - N° S1
P. A235-A236 - juin 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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