Tolérance et efficacité du zola-cel, une thérapie par cellules CAR T ciblant le CD19, dans le lupus érythémateux systémique (LES) sévère et réfractaire : mise à jour de l’étude Breakfree-1 - 04/06/26
, E. Littlejohn 13Résumé |
Introduction |
Dans l’étude Breakfree-1 (NCT05869955), zola-cel (BMS-986353, anciennement NEX-T® CD19), une thérapie par cellules CAR T ciblant le CD19, a montré des résultats préliminaires prometteurs en termes de tolérance et d’efficacité chez des patients atteints de LES sévère et réfractaire. Nous présentons ici une mise à jour des données pour la cohorte LES.
Patients et méthodes |
Breakfree-1 a inclus des patients présentant un LES actif et sévère (dernier score BILAG A), avec une réponse insuffisante à au moins deux immunosuppresseurs et des corticoïdes. Après lymphodéplétion, une injection unique de zola-cel a été administrée à la dose de 10 × 10 6 (niveau de dose [DL] 1) ou 25 × 10 6 cellules CAR+ T (DL2). Les traitements ciblés contre le LES ont été interrompus avant la lymphodéplétion. Critère principal : la tolérance.
Résultats |
Au 14 août 2025, 26 patients ont été traités avec le DL1 et 6 avec le DL2. Les patients étaient hautement réfractaires avec une médiane de 7 (intervalle, 3–13) traitements antérieurs. Le score SLEDAI-2K médian de base était de 12,0 (intervalle, 2,0–30,0) ; la médiane du suivi était de 19,4 semaines (intervalle, 2,6–91,1) pour le DL1.
Les toxicités limitant la dose sont survenues à une incidence plus faible avec le DL1 (8,0 %) qu’avec le DL2 (33,3 %). Le DL1 a été sélectionné comme dose recommandée pour la Phase 2 (DRP2) sur la base du modèle bayésien d’intervalle optimal et des données pharmacocinétiques, pharmacodynamiques ainsi que des données cliniques préliminaires cumulées. La majorité des effets indésirables apparus au cours du traitement (EIAT) liés à zola-cel ont été observés dans les 90 jours qui ont suivi la perfusion à la DRP2. Les EIAT les plus fréquents à la DRP2 étaient des cytopénies transitoires et réversibles (neutropénie [69,2 %], anémie [57,7 %]) et des nausées (57,7 %). Aucune cytopénie prolongée n’a été rapportée. Tous les EI inflammatoires étaient transitoires et complètement réversibles. Le syndrome de relargage des cytokines (CRS) était de grade 1 ou 2, sauf pour un cas de grade 3 à la DRP2, résolu en 1 jour. Un cas de syndrome neurotoxique associé aux cellules effectrices immunitaires (ICANS) de grade 1 a été observé, résolu en 3 jours.
À 6 mois après la perfusion, tous les patients évaluables pour l’efficacité à la DRP2, sauf un, ont présenté une résolution des symptômes cliniques ; les patients ont eu une réduction médiane de 10 points du score SLEDAI-2K et de 1,7 point du score PGA par rapport à l’inclusion à la DRP2 ( Fig. 1 ). La majorité (92 %) des patients à la DRP2 sont restés sans traitement immunosuppresseur chronique.
Une expansion robuste des cellules CAR T et une déplétion complète des cellules B périphériques ont été observées, avec une repopulation principalement par des cellules B naïves ( Fig. 2 ). Les titres des autoanticorps anti-ADN double brin ont diminué au fil du temps.
Conclusion |
Ces résultats démontrent un profil de tolérance acceptable du zola-cel et confirment son potentiel à induire une réinitialisation immunitaire, conduisant à un contrôle durable de la maladie sans traitement chez des patients atteints de LES sévère et réfractaire. L’essai de Phase 2 Breakfree-SLE (NCT07015983) recrute actuellement des patients.
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Vol 47 - N° S1
P. A83-A84 - juin 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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