Augmentation de la durée moyenne de séjour en médecine interne entre 2018 et 2024 – étude retro-prospective des caractéristiques des séjours à partir des données médico-sociales et PMSI - 04/06/26
, B. Subran 2, J. London 2, A.L. Gerard 2, H. Toth 2, O. Lidove 3Résumé |
Introduction |
Depuis 2020, une augmentation de la durée moyenne de séjour (DMS) a été observée dans notre service de médecine interne.
Patients et méthodes |
Afin d’étudier cette problématique, nous avons analysé rétrospectivement les caractéristiques des séjours entre 2018 et 2024 via les données PMSI. Parallèlement, afin d’étudier les freins à la sortie, nous avons étudié prospectivement, les caractéristiques des séjours dont la sortie était « retardée » en 2024, c’est-à-dire postérieure à la date de la fin des soins médicaux.
Résultats |
Entre 2020 et 2024, la DMS a augmenté, de 6,54 jours à 9,26 jours. L’indicateur deperformance basé sur la DMS nationale (IP-DMS) a lui augmenté de façon linéaire de +2,6 points d’IP-DMS/an (R2 = 0,84). On observait une diminution continue dessorties en service de soins médicaux et réadaptation (SMR ; −35 %). En 2024, 869 séjours ont été cumulés dont 96 séjours avec sortie « retardée » (11,0 %), concernant 94 patients cumulant un retard de sortie de 1261 jours soit 15,7 % du nombre total de journées d’hospitalisation. Le motif d’hospitalisation chute était associé au maximum de retard cumulé (26 séjours ; 402 jours) et les motifs psychiatriques au plus grand retard par séjour (199 jours ; 7 séjours). Leretard était principalement lié à une attente de SMR (55 séjours ; 760 jours).
Conclusion |
L’amélioration de la DMS ne peut être fondée que sur une approche globale impliquant certes les équipes soignantes mais de façon primordiale les services sociaux appuyés par les directions hospitalières et plus généralement les politiques de Santé Publique à toutes les échelles.
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Vol 47 - N° S1
P. A98-A99 - juin 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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