Infection à cytomégalovirus et grossesse - 05/06/26
, C. Vauloup-Fellous d, e, f, O. Picone a, b, c, fRésumé |
L'infection à cytomégalovirus (CMV) constitue la première cause d'infection congénitale dans les pays industrialisés et un enjeu majeur de santé publique en périnatalité. Le risque de séquelles à moyen et long termes chez l'enfant à naître est observé lorsque la primo-infection maternelle survient au premier trimestre de la grossesse. Le diagnostic maternel repose sur l'interprétation conjointe des immunoglobulines G (IgG), des IgM et de l'avidité des IgG. En cas de suspicion d'infection récente, l'amniocentèse à partir de 18 semaines d'aménorrhée, avec recherche du CMV par polymerase chain reaction (PCR) sur liquide amniotique, permet de confirmer ou d'exclure une infection f œ tale. Une PCR négative est très rassurante quant au pronostic. En cas d'infection congénitale confirmée, la surveillance repose principalement sur l'échographie f œ tale, éventuellement complétée par une imagerie par résonance magnétique cérébrale au 3 e trimestre. Les mesures d'hygiène constituent le socle de la prévention primaire mais ne permettent pas d'éliminer totalement le risque de transmission. L'introduction du valaciclovir à forte dose (8 g/j), en prévention secondaire des primo-infections maternelles, représente une avancée majeure, avec une réduction significative du risque de transmission maternof œ tale lorsqu'il est instauré précocement. À la lumière de ces données, la Haute Autorité de santé a recommandé, en 2025, la mise en place d'un dépistage systématique au 1 er trimestre chez les femmes enceintes séronégatives ou de statut inconnu.
Mots-clés : Infection congénitale, Cytomégalovirus (CMV), Valaciclovir, Dépistage
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