Sinusites postérieures de la face : sphénoïdites et sphénoethmoïdites postérieures - 10/06/26
: Oto-rhino-laryngologiste, G. Mortuaire a : Oto-rhino-laryngologiste, F. Dubrulle b : RadiologueRésumé |
L'inflammation des sinus sphénoïdaux et ethmoïdaux postérieurs est une situation relativement rare : elle concerne 1 - 3% des rhinosinusites. Ces sinusites peuvent être aiguës ( < 3 semaines) ou chroniques ( > 12 semaines). Leur diagnostic est complexe en raison de symptômes souvent peu spécifiques, comme des céphalées de localisations variables, des rhinorrhées purulentes et une fièvre. Ainsi, l'imagerie (tomodensitométrie, cone beam , imagerie par résonance magnétique) est cruciale pour le diagnostic. Elle est également indispensable pour évaluer les rapports anatomiques et identifier les complications ou pathologies associées (tumeurs, mycétomes, mucocèles, etc.). Ces complications sont potentiellement graves : ophtalmologiques, neurologiques (méningite, thrombophlébite du sinus caverneux) et systémiques. La prise en charge inclut souvent une antibiothérapie et, pour les cas compliqués ou résistants, une chirurgie endoscopique visant à drainer les sinus et à obtenir des prélèvements analysables. Les rhinosinusites fongiques immunoallergiques et les rhinosinusites fongiques invasives postérieures sont rares. Elles nécessitent des traitements spécifiques et peuvent engager le pronostic vital pour les formes invasives. Enfin, chez l'enfant, les sinusites postérieures présentent des particularités cliniques, comme une symptomatologie plus diffuse et des complications orbitaires plus fréquentes, nécessitant une vigilance accrue.
Mots-clés : Rhinosinusite, Sphénoïdite, Ethmoïdite postérieure, Sinusite fongique allergique, Sinusite fongique invasive, Thrombophlébite sinus caverneux
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