Impact et gestion de la migraine en périopératoire – Techniques anesthésiques dans la migraine rebelle - 16/06/26
Impact and managment of migraine in the perioperative period – Anesthetic techniques in refractory migraine
Résumé |
La migraine est une pathologie fréquente et handicapante, rencontrée lors d’une consultation d’anesthésie sur sept. Sa physiopathologie repose sur une dysfonction complexe de réseaux neuronaux (impliquant système trigémino-vasculaire, hypothalamus, thalamus, cortex). Les symptômes sont schématiquement séparés en phases : prodromes, céphalées, éventuelle aura, postdromes. La plupart des facteurs déclenchants identifiés sont retrouvés dans la période périopératoire (stress, déshydratation, privation de sommeil), et les patients migraineux déclenchent en effet une crise de céphalée plus fréquemment en postopératoire que ceux qui n’en souffrent pas. Ni le mode d’anesthésie (générale ou neuraxiale) ni les molécules utilisées n’ont montré d’impact sur la survenue des crises. La pathologie migraineuse influe significativement sur l’évolution postopératoire. La survenue de nausées et vomissements est plus fréquente. Le taux de réadmission hospitalière est également plus élevé. Ces constatations suggèrent une dégradation de la récupération postopératoire chez les patients migraineux. La bonne gestion d’une crise ramène le patient à une évolution habituelle. La migraine avec aura expose à un risque accru d’AVC postopératoire. Dans la grande majorité des cas les traitements prophylactiques doivent être poursuivis et les traitements habituels de crise utilisés. Il faudra être attentif à leurs quelques contre-indications spécifiques. Le bloc du nerf grand occipital, peut éventuellement être proposé comme traitement préventif et de crise.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Migraine is a disabling and frequent pathology, encountered in one out of seven anesthesia consultations. Its physiopathology is based on a complex dysfunction of neuronal networks (involving trigemino-vascular system, hypothalamus, thalamus, cortex). Symptoms are schematically separated into phases: prodromes, headaches, possible aura, postdromes. Most of the triggering factors are found in the perioperative period (stress, dehydration, sleep deprivation), and migraine patients indeed experience more frequently headache crises. Neither the mode of anesthesia (general or neuraxial) nor the drugs used have shown an impact on the occurrence of crises. The occurrence of nausea and vomiting is more frequent in patients suffering from migraine. The rate of hospital readmission is also higher. These findings suggest a deterioration in postoperative recovery in migraine patients. However, proper management of a crisis returns the patient to a usual evolution. Finally, migraine with aura exposes to an increased risk of postoperative stroke. In most cases, prophylactic treatments can and should be continued, and usual crisis treatments used. Several anesthetic molecules have been proposed for the treatment of refractory migraine. Occasionally the greater occipital nerve block, could be effective both in prevention and crisis treatment.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Migraine, Anesthésie, Périopératoire, Traitements, Loco-régionale
Keywords : Migraine, Anesthesia, Perioperative, Treatments, Regional analgesia
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