Artérite à cellules géantes (maladie de Horton) - Pseudopolyarthrite rhizomélique - 24/06/26
, A. Ramon a, P. Ornetti b, B. Bonnotte aRésumé |
L'artérite à cellules géantes (ACG) et la pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR) sont deux pathologies inflammatoires fréquemment associées affectant les patients de plus de 50 ans. L'ACG est une vascularite granulomateuse des vaisseaux de gros calibre. La PPR, qui peut être isolée ou associée à l'ACG dans 20 % des cas, est un rhumatisme inflammatoire atteignant les ceintures scapulaire et pelvienne. Le diagnostic d'ACG ou de PPR est évoqué cliniquement. Le bilan biologique met en évidence un syndrome inflammatoire dans plus de 90 % des cas. Le diagnostic de PPR fait de plus en plus appel à des critères d'imagerie, en particulier via la mise en évidence d'atteintes inflammatoires articulaires ou périarticulaires des épaules et/ou des hanches. La confirmation du diagnostic d'ACG nécessite la mise en évidence de signes directs ou indirects de vascularite par l'examen de la biopsie d'artère temporale ou l'imagerie vasculaire non invasive (échodoppler, angioscanner, angiographie par résonance magnétique et tomographie par émission de positons couplée au scanner). De nouveaux critères de classification de l'American College of Rheumatology/European League Against Rheumatism ont été publiés pour l'ACG en 2022. Le protocole national de diagnostic et de soins, actualisé en 2024, propose une démarche diagnostique rapide ( fast-track ) et précise les indications du traitement d'épargne en corticoïdes dès le diagnostic. Les premières recommandations françaises de la Société française de rhumatologie pour la PPR ont été publiées en 2024. Le traitement de l'ACG et de la PPR repose sur la corticothérapie par voie générale. En cas de rechute, de corticodépendance ou d'emblée dans certaines situations, le recours à des traitements d'épargne en corticoïdes est indiqué, en particulier le tocilizumab en première intention dans l'ACG (autorisation sur le marché : AMM) et la PPR (hors AMM). L'upadacitinib, un inhibiteur de Janus kinase, a récemment obtenu une AMM dans l'ACG.
Mots-clés : Artérite à cellules géantes, Maladie de Horton, Pseudopolyarthrite rhizomélique, Corticothérapie, Aortite, Tocilizumab, Upadacitinib
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