Revue de la littérature des effets cliniques immunomodulateurs des cannabinoïdes au cours des maladies auto-immunes en médecine interne - 11/07/26
Clinical immunomodulatory effects of cannabinoids in autoimmune diseases in internal medicine : A literature review
Résumé |
Le cannabis est utilisé depuis près de cinq millénaires pour ses propriétés médicinales. Le système endocannabinoïde et la pharmacologie des principaux phytocannabinoïdes (Δ9-tétrahydrocannabinol, cannabidiol) ont été caractérisés entre les années 1970 et 1990. Deux types de récepteurs aux cannabinoïdes ont été identifiés : les récepteurs de type 1, principalement localisés dans le système nerveux central et périphérique, et les récepteurs de type 2, exprimés notamment par les cellules immunitaires et la rate (type 2). Le développement de médicaments dérivés des cannabinoïdes, tels que le dronabinol, les nabiximols et le cannabidiol, repose sur deux axes principaux : leur rôle dans la modulation de la libération de neurotransmetteurs présynaptiques et leurs effets anti-inflammatoires et antalgiques, démontrés dans des modèles expérimentaux et chez l’humain. Ces traitements sont aujourd’hui principalement utilisés dans la prise en charge symptomatique de la spasticité liée à la sclérose en plaques, de la douleur neuropathique et certaines épilepsies. Sur le plan immunologique, les cannabinoïdes exercent des effets complexes, incluant une inhibition de la prolifération des lymphocytes T CD4+ et B, ainsi qu’une polarisation vers un profil Th2, associée à une diminution de la production de cytokines pro-inflammatoires. Toutefois, les études cliniques évaluant leurs effets dans les maladies auto-immunes restent rares. Les données disponibles, hétérogènes, soulignent la nécessité de poursuivre les recherches fondamentales et cliniques afin de mieux caractériser ces mécanismes et leurs implications thérapeutiques.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Cannabis has been used for nearly five millennia for its medicinal properties. The endocannabinoid system and the pharmacology of the main phytocannabinoids (Δ9-tetrahydrocannabinol, cannabidiol) were characterized between the 1970s and 1990s. Two types of cannabinoid receptors have been identified: type 1 receptors, primarily located in the central and peripheral nervous systems, and type 2 receptors, expressed notably by immune cells and the spleen (type 2). The development of cannabinoid-derived drugs, such as dronabinol, nabiximols, and cannabidiol, is based on two main principles: their role in modulating the release of presynaptic neurotransmitters and their anti-inflammatory and analgesic effects, demonstrated in experimental models and in humans. These treatments are currently used primarily for the symptomatic management of spasticity associated with multiple sclerosis, neuropathic pain, and epilepsy. From an immunological perspective, cannabinoids exert complex effects, including inhibition of CD4+ T-cell and B-cell proliferation, as well as a shift toward a Th2 profile, associated with reduced production of pro-inflammatory cytokines. However, clinical studies evaluating their effects in autoimmune diseases remain scarce. The available, heterogeneous data underscore the need for further basic and clinical research to better characterize these mechanisms and their therapeutic implications.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Cannabis, Cannabinoïdes, Endocannabinoïdes, Maladies auto-immunes, Lupus, Sclérodermie
Keywords : Cannabis, Cannabinoids, Endocannabinoids, Autoimmune diseases, Lupus, Systemic sclerosis
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