Preventive posterior mesh placement during laparoscopic double sacrocolpopexy for anterior urogenital prolapse: anatomical and functional outcomes from a 20-year single center experience - 18/07/26
Mise en place préventive d'une prothèse postérieure lors d'une double promontofixation laparoscopique pour le traitement du prolapsus urogénital antérieur: résultats anatomiques et fonctionnels issus d'une expérience monocentrique de 20 ans.
, T Tricard 1, H Lang 1, C Saussine 1CNIL authorization referenced n°2242474v0
Study protocol approved by the CERU - favorable opinion n 2026008
ABSTRACT |
Introduction - Genital prolapse is a common and disabling functional condition in women, affecting nearly one-third of women over 70 years of age in France. This descriptive study reviews the systematic use of laparoscopic double sacrocolpopexy (LDS) in our center, assessing its anatomical and functional benefits in the management of anterior or apical prolapse to prevent secondary rectocele.
Materials and Methods - This retrospective, descriptive, single-center French study included 41 patients who underwent LDS between 2000 and 2019, with at least 5 years of follow-up.
Patients were reassessed using a structured interview, self-administered questionnaires (MHU, PFIQ-7, I-QOL, UDI-6, USP) and a gynecological examination.
The primary objective was the anatomical outcome of the posterior compartment after LDS with preventive pre-rectal mesh placement. Secondary objectives were the functional impact on overall and specific (urinary and digestive) quality of life, the anatomical outcomes of the anterior and middle compartments, and peri- and postoperative complications (Clavien-Dindo classification).
Results - With an average follow-up of 11.2 years, the anatomical success rate (absence of rectocele stage > 2 according to Baden–Walker) reached 98% (40/41).
At reassessment, 71% of the cohort (29/41) had no rectocele. Among the 12 patients with postoperative rectocele (29% with follow-up > 5 years), the vast majority had BW stage 1 rectocele (11/12). Furthermore, none of these patients required reintervention for rectocele following LDS (12/12), and no posterior colporrhaphy was performed.
Functionally, urinary and digestive disorders were uncommon, as reflected by promising quality-of-life scores: MHU (2.75/28), I-QOL (104/110), PFIQ-7 (11/300), UDI-6 (2.6/18) and USP (1.2/9 ; 1.8/21 ; 0.7/9). In the long-term (follow-up > 5 years), 9% (4/41) had persistent anorectal discomfort, compared with 39% (16/41) in the early postoperative period (< 3 months), suggesting that persistent ano-rectal discomfort improves over time after surgery.
Finally, no severe complications (Clavien-Dindo ≥ 3) were observed during follow-up. Regarding the anterior compartment, 65% (27/41) had grade 1 cystocele and 25% (10/41) had grade 2 according to Baden-Walker (BW). Overall, 85% reported satisfaction with the procedure, particularly regarding the correction of their initial urogenital prolapse and the resolution of pelvic heaviness.
Conclusion - Our study shows that laparoscopic double sacrocolpopexy (LDS) achieves high anatomical success rates following preventive posterior mesh placement in patients with anterior urogenital prolapse. In our study population, this technique is associated with a very low incidence of rectocele and resulted in minimal long-term functional sequelae, with limited impact on both overall quality of life and urinary and digestive function. Nevertheless, the lack of a control group limits the interpretation of these findings and does not allow any conclusion to be drawn regarding the preventive effect of posterior mesh placement on rectocele development.
Category : Urology
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Resumen |
Introduction - Le prolapsus génital est une affection fonctionnelle fréquente et invalidante, touchant près d’un tiers des femmes de plus de 70 ans en France.
Cette étude descriptive fait l’état des lieux de la pratique systématique de la double promontofixation laparoscopique (DPL) dans notre centre, en évaluant ses bénéfices anatomiques et fonctionnels dans la prise en charge des prolapsus antérieurs ou apicaux, en prévention d’une rectocèle secondaire.
Matériels et Méthodes - Il s’agit d’une étude rétrospective, descriptive et monocentrique française portant sur 41 patientes ayant bénéficié d’une DPL entre 2000 et 2019, avec un recul d’au moins 5 ans.
La réévaluation reposait sur un interrogatoire approfondi, des auto-questionnaires (MHU, PFIQ-7, I-QOL, UDI-6, USP) et un examen gynécologique.
L’objectif principal était d’évaluer les résultats anatomiques du compartiment postérieur à distance d’une DPL avec mise en place préventive d’une prothèse pré-rectale. Les objectifs secondaires portaient sur l’impact fonctionnel sur la qualité de vie globale et spécifique (urinaire et digestive), les résultats anatomiques des étages antérieur et moyen, et les complications per- et post-opératoires selon la classification de Clavien-Dindo.
Résultats - Avec un recul moyen de 11,2 ans, le taux de succès anatomique (absence de rectocèle de stade > 2 selon Baden-Walker) atteint 98% (40/41).
Au moment de la réévaluation clinique, 71% de la cohorte (29/41) ne présentaient aucune rectocèle. Parmi les 12 patientes présentant une rectocèle post-opératoire (29% après un suivi > 5 ans), la grande majorité présentait une rectocèle de stade 1 selon BW (11/12). Par ailleurs, aucune de ces patientes n’a nécessité de réintervention pour une rectocèle apparue secondairement (12/12), et aucune colporraphie postérieure n’a été réalisée.
Sur le plan fonctionnel, les troubles urinaires et digestifs sont rares, comme en témoignent les faibles scores de qualité de vie : MHU (2,75/28), I-QOL (104/110), PFIQ-7 (11/300), UDI-6 (2,6/18) et USP (1,2/9 ; 1,8/21 ; 0,7/9).
À long terme (recul > 5 ans), 9% (4/41) présentent une gêne anorectale persistante, contre 39% (16/41) en post-opératoire précoce (< 3 mois), suggérant que ces troubles fonctionnels digestifs sont le plus souvent transitoires et s’améliorent avec le temps.
Enfin, aucune complication grave (Clavien-Dindo ≥ 3) n’a été observée au cours du suivi.
Concernant le compartiment antérieur, 65% (27/41) présentaient une cystocèle de grade 1 et 25% (10/41) une cystocèle de grade 2 selon la classification de Baden-Walker.
85% des patientes se déclaraient satisfaites de l’intervention, notamment pour la correction de leur prolapsus urogénital initial et la disparition de la sensation de pesanteur pelvienne.
Conclusion - Notre étude montre que la double promontofixation laparoscopique permet d’obtenir un taux de succès anatomique élevé après la mise en place préventive d’une prothèse postérieure chez des patientes présentant un prolapsus urogénital antérieur.
Dans notre centre, cette technique chirurgicale est associée à une faible incidence de rectocèle, avec un impact limité tant sur la qualité de vie globale que sur les fonctions urinaires et digestives à long terme. Néanmoins, l’absence de groupe contrôle limite l’interprétation de ces résultats et ne permet pas de tirer de conclusion concernant l’effet préventif de la mise en place d’une prothèse postérieure sur le développement d’une rectocèle.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.KEYWORDS : Urogenital prolapse, Laparoscopic double sacrocolpopexy, Anterior and posterior mesh, Preventive surgery for rectocele
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