Mise à jour des recommandations du Comité de Cancérologie de l’Association Française d’Urologie (CCAFU) et du Comité d’Infectiologie (CIAFU) pour la bonne pratique des instillations intravésicales de mitomycine C, d’épirubicine et de BCG pour le traitement des tumeurs de la vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM) - 30/07/26
Guidelines from the cancer committee of the French Association of Urology (CC-AFU) for adequate intravesical instillations of Mitomycin C, Epirubicin, and BCG for non-muscle invasive bladder cancer
, T. Long Depaquit b, F. Audenet c, Y. Allory d, A. Masson-Lecomte e, B. Pradère a, T. Seisen f, E. Xylinas g, G. Marcq h, C. Thibault i, A.-S. Bajeot j, D. Prost e, M. Rouprêt f, Y. Neuzillet k, M. Vallée l, m, M. Roumiguié nRésumé |
Introduction |
Les instillations intravésicales de mitomycine C, d’épirubicine et de BCG sont fréquemment indiquées pour le traitement complémentaire des tumeurs de la vessie n’infiltrant pas le muscle (TVNIM). Ces recommandations ont pour objectif d’optimiser la réalisation d’instillations intravésicales de mitomycine C, d’épirubicine et de BCG pour une meilleure efficacité carcinologique, une meilleure tolérance et une moindre morbidité.
Matériels et méthodes |
Nous avons réalisé une analyse des enquêtes de bonnes pratiques, des recommandations existantes et des textes réglementaires, complétée par une revue de la littérature. La recherche bibliographique en langue française et anglaise sur Medline® et Embase® en utilisant les mots clés « bladder » ; « NMIBC » ; « BCG » ; « Mitomycin » ; « epirubicin » ; « complication » ; « toxicity » ; « adverse events » ; « prevention » et « treatment » a été effectuée jusqu’en novembre 2025.
Résultats |
L’information du patient doit être préalable à la première instillation et délivrée en consultation par le médecin. La recherche de contre-indication formelle aux instillations intravésicales doit être systématiquement effectuée. Les instillations doivent être réalisées dans un établissement de santé disposant au moins des conditions pour réaliser des endoscopies et pour en assurer la sécurité. Il est recommandé de ne pas réaliser de dépistage ou de traitement de la colonisation urinaire avant instillations de chimiothérapie endovésicale ou de BCG thérapie. En cas d’infection urinaire clinique, il est recommandé de reporter les instillations. Les éléments de la check-list doivent être systématiquement vérifiés avant toute instillation réalisée par l’urologue ou l’infirmière dédiée. Il faut réaliser un sondage atraumatique pour instiller le produit et veiller à surseoir à l’instillation en cas d’effet indésirable non contrôlé. Le produit instillé doit rester au contact de l’urothélium vésical pendant 2 heures. Enfin, le patient doit uriner assis pendant au moins les 6 heures suivant l’instillation et veiller à boire abondamment pendant 48 heures.
Conclusion |
Pour atteindre une efficacité carcinologique optimale et pour diminuer les risques d’événements indésirables, la réalisation des instillations intravésicales de mitomycine C, d’épirubicine et de BCG doit suivre une procédure bien définie.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Introduction |
Intravesical instillations of mitomycin C, epirubicin and BCG are considered as the standard of care for most patients with non-muscle invasive bladder cancer. These guidelines aim to optimize intravesical instillations in order to improve their efficacy and decrease morbidity.
Methods |
We conducted an analysis of practice survey, available regulation texts and published guidelines with online literature search. Bibliographic research in French and English using Medline® and Embase® with the keywords “BCG”; “mitomycin C”; “epirubicin”; “bladder”; “complication”; “toxicity”; “adverse reaction”; “prevention” and “treatment” was performed until November 2025.
Results |
Patient information should be given by the attending physician before the first intravesical instillation. A medical exam to detect specific contraindications is also mandatory to select adequate candidates. Intravesical instillations should be delivered in health-care centers where urologic endoscopic procedures are routinely performed. Screening for or treating asymptomatic bacteriuria prior to intravesical chemotherapy or BCG instillations is not recommended. In the presence of a clinically apparent urinary tract infection, instillations should be postponed. Intravesical instillation can only be delivered after bladder catheter has been inserted in the bladder without any injury of the lower urinary tract. The pharmaceutical agent should be kept on the bladder for two hours. Finally, voiding within the 6 hours following intravesical instillations should be done in the sitting position and the patient should drink at least 2 liters of water per day for 2 days.
Conclusion |
The delivery of intravesical instillations of mitomycin C, epirubicin and BCG should follow a standardized procedure for better efficacy and lower morbidity.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Carcinome urothélial, TVNIM, Vessie, Complications, Instillations endovésicales, BCG thérapie, Mitomycine, Épirubicine, Pronostic, Récidive, Survie
Keywords : Urothelial carcinoma, NMIBC, Bladder, Complications, Prognosis, Bladder instillation, Mycobacterium bovis, Mitomycin, Epirubicin, Recurrence, Survival
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