Liens entre sommeil et maladie d’Alzheimer : impact du sexe féminin - 04/08/26
Sex-differences in the associations between sleep and Alzheimer's disease

Cet article a été publié dans un numéro de la revue, cliquez ici pour y accéder
Résumé |
La principale cause de trouble neurocognitif majeur d’origine neurodégénérative est la maladie d’Alzheimer (MA). La MA touche de manière disproportionnée les femmes, une différence qui ne s’explique pas uniquement par l’espérance de vie, mais reflète des mécanismes biologiques dépendants du sexe. Récemment, les troubles du sommeil ont émergé comme un potentiel facteur de risque modifiable de MA. En effet, ils apparaissent précocement, souvent avant les symptômes cognitifs, et sont associés à l’accumulation de pathologie amyloïde et tau. Cette revue narrative synthétise les données issues d’études menées chez l’Homme examinant l’influence du sexe biologique sur les relations entre sommeil et MA, abordant notamment l’apnée obstructive du sommeil, l’insomnie, les altérations de l’architecture et de la microstructure du sommeil, ainsi que les perturbations des rythmes circadiens. Dans l’ensemble, des données émergentes suggèrent une vulnérabilité accrue des femmes aux conséquences neurocognitives des troubles du sommeil, en particulier autour de la transition ménopausique, période caractérisée par des modifications hormonales majeures susceptibles d’interagir avec les mécanismes neurodégénératifs. Malgré l’essor de cette littérature, les études intégrant explicitement le sexe, le statut hormonal et leurs interactions avec le sommeil restent très limitées, avec certains résultats hétérogènes. Cette revue souligne la nécessité de futures recherches intégrant ce type de données, avec des designs stratifiés et longitudinaux, afin de mieux comprendre ces mécanismes et d’optimiser les stratégies de prévention et de prise en charge personnalisées de la MA.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
The leading cause of dementia is Alzheimer's disease (AD). AD disproportionately affects women, a difference that cannot be explained solely by longer life expectancy but rather reflects sex-dependent biological mechanisms. In recent years, sleep disturbances have emerged as a potential modifiable risk factor for AD, as they appear early in the disease course – often preceding cognitive symptoms – and are associated with the accumulation of amyloid and tau pathology. This narrative review synthesizes evidence from human studies examining the influence of biological sex on the relationship between sleep and AD, with a particular focus on obstructive sleep apnea, insomnia, alterations in sleep architecture and microstructure, and circadian rhythm disturbances. A growing body of literature suggests that women may be more vulnerable to the neurocognitive consequences of sleep disturbances, particularly around the menopausal transition, a period characterized by profound hormonal changes that may interact with neurodegenerative processes. Despite this emerging evidence, studies explicitly integrating biological sex, hormonal status, and their interactions with sleep remain very scarce, with some findings showing heterogeneity. This review highlights the need for future research incorporating such data, using stratified and longitudinal designs, to improve our understanding of the mechanisms linking sleep and AD, and to optimize personalized prevention and management strategies for AD.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Sommeil, Maladie d’Alzheimer, Sexe féminin, Neurodégénérescence, Biomarqueurs
Keywords : Sleep, Alzheimer's disease, Female sex, Sex differences, Neurodegeneration
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