S'abonner

Complications infectieuses liées à la pratique du chemsex : une addiction au fardeau somatique conséquent - 18/08/26

Infectious complications associated with chemsex: An addiction with significant physical consequences

Doi : 10.1016/j.amp.2026.07.010 
Gilles Pialoux a, 1, , Charles Cazanave b, 2
a Hôpital Tenon, AP–HP & Sorbonne Université, Paris, France 
b Service des maladies infectieuses et tropicales, CHU Bordeaux & Equipe ARMYNE, UMR CNRS 5234 MFP, University Bordeaux, Paris, France 

Auteur correspondant. Service de maladies infectieuses et tropicales, hôpital Tenon (APHP) & Sorbonne université, 4, rue de la Chine, 75020 Paris, France. Service de maladies infectieuses et tropicales, hôpital Tenon (APHP) & Sorbonne université 4, rue de la Chine Paris 75020 France
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le Tuesday 18 August 2026

Résumé

Contexte

Les pratiques de chemsex, définies comme l’usage de substances psychoactives en contexte sexuel, se sont largement diffusées au sein des populations d’hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Elles s’accompagnent d’une augmentation marquée des comportements sexuels à haut risque, particulièrement chez ceux qui pratiquent le slam, et d’un fardeau important d’infections sexuellement transmissibles (IST) bactériennes et virales ou systémiques.

Objectifs et méthodes

Nous présentons une revue de la littérature récente afin de décrire les principales complications infectieuses associées au chemsex et leurs déterminants comportementaux.

Résultats et discussion

Les données convergent pour montrer que le chemsex est associé à une incidence accrue de gonococcie, de chlamydiose, de syphilis, d’hépatite C et d’infection à VIH. Les complications infectieuses liées au chemsex, principalement observées chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH), constituent un enjeu majeur de santé publique, associées à des pratiques à risque comme les rapports sexuels non protégés, les pratiques hard et traumatiques, et le slam (injection intraveineuse de drogues lors d’un rapport sexuel) avec des complications qui peuvent être locales (infections au site d’injection, rectite), régionales (IST, veinite, lymphangite) ou systémiques (sepsis sur injection septique, perforation intestinale, endocardite, contaminations par le VIH, VHB ou VHC). Il est prioritaire, sans juger ni dissuader, de proposer aux consommateurs de chemsex des méthodes de réduction des risques évaluées scientifiquement (RdR) : consommer mieux, consommer moins, moins de prises de risques, moins d’effets secondaires, des pratiques d’injections sécurisées, une meilleure connaissance des effets des drogues et de leur contenu réel (dosage dans les cheveux, testing des drogues).

Conclusion

Au regard des complications infectieuses du chemsex, le besoin de développer des outils de réduction des risques spécifiques au chemsex est crucial.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Background

Chemsex, defined as the use of psychoactive substances in a sexual context, has become widespread among men who have sex with men (MSM). It is associated with a marked increase in high-risk sexual behaviors, particularly among those who engage in “slam,” and a significant burden of bacterial, viral, or systemic sexually transmitted infections (STIs).

Objectives and methods

We present a review of recent literature to describe the main infectious complications associated with chemsex and their behavioral determinants.

Results and discussion

The data converge to show that chemsex is associated with an increased incidence of gonorrhea, chlamydia, syphilis, hepatitis C, and HIV infection. Infectious complications linked to chemsex, primarily observed among men who have sex with men (MSM), constitute a major public health issue, associated with risky practices such as unprotected sex, rough and traumatic practices, and “slamming” (intravenous drug injection during sexual intercourse), with complications that can be local (injection-site infections, proctitis), regional (STIs, phlebitis, lymphangitis) or systemic (sepsis from a septic injection, intestinal perforation, endocarditis, HIV, HBV, or HCV infection. The mechanisms have largely been elucidated: stimulants (methamphetamine, mephedrone) and GHB/GBL increase feelings of euphoria, a sense of power, and a focus on pleasure, while reducing risk aversion and vigilance regarding condom use. Studies show that, for “crystal meth,” the association with bacterial STIs is largely indirect, mediated by more negative attitudes toward condoms, “sexual escape motives,” and different, higher-risk behaviors (number of partners, types of penetrative sexual practices, physical violence — particularly sexual violence — raising questions about consent under the influence). Numerous studies confirm the link between chemsex use among people taking PrEP, also known as “PrEP users,” MSM living with HIV, and HIV-negative MSM. Also Numerous studies confirm the close link between chemsex and acute hepatitis C or HCV reinfection. This poses a barrier to the microelimination of hepatitis C, particularly among MSM who engage in chemsex. Several studies conducted during the 2022 Mpox (formerly known as monkeypox) outbreak have established a link between chemsex and Mpox. It is a priority — without judging or discouraging — to offer chemsex users scientifically validated harm reduction methods (HRM): safer use, reduced use, fewer risks, fewer side effects, safe injection practices, and better understanding of drug effects and their actual content (hair drug testing, drug testing).

Conclusion

Given the infectious complications associated with chemsex, the need to develop risk reduction tools specific to chemsex is crucial.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots-clés : HSH, Chemsex, Réduction des risques, Cathinones, VIH, VHC, Mpox

Keywords : MSM, Chemsex, Harm reduction, Cathinones, HIV, HCV, Mpox


Plan


© 2026  Publié par Elsevier Masson SAS.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

Déjà abonné à cette revue ?

Elsevier s'engage à rendre ses eBooks accessibles et à se conformer aux lois applicables. Compte tenu de notre vaste bibliothèque de titres, il existe des cas où rendre un livre électronique entièrement accessible présente des défis uniques et l'inclusion de fonctionnalités complètes pourrait transformer sa nature au point de ne plus servir son objectif principal ou d'entraîner un fardeau disproportionné pour l'éditeur. Par conséquent, l'accessibilité de cet eBook peut être limitée. Voir plus

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.


Tout le contenu de ce site: Copyright © 2026 Elsevier, ses concédants de licence et ses contributeurs. Tout les droits sont réservés, y compris ceux relatifs à l'exploration de textes et de données, a la formation en IA et aux technologies similaires. Pour tout contenu en libre accès, les conditions de licence Creative Commons s'appliquent.