A historical perspective on animal modeling of infectious diseases - 19/08/26
Un regard historique de la modélisation animale des maladies infectieuses
, Marcin F. Osuchowski bHighlights |
• | During the 19th century, authors defined species specificity for infectious diseases. |
• | Davaine was the first to establish the link between bacteria and infectious diseases. |
• | Metchnikoff used the largest number of animal species in his research. |
• | Anthrax, tuberculosis, and septicemia were the focus of researchers’ efforts. |
• | Today, rodents, although resistant to infections, are the most commonly used species. |
Summary |
In 1835, Agostino Bassi demonstrated that muscardine in silkworms was a fungal disease, thus providing one of the very first pieces of evidence for an infectious etiology. The demonstration that microorganisms could cause infectious diseases in mammals and be responsible for contagion was firmly established in the 19th century. This was achieved through experiments involving the transfer of putrid matter or samples from infected animals and/or patients to healthy subjects. Three infectious diseases — anthrax, septicemia, and tuberculosis — were the subject of extensive research. Casimir Davaine was the first, in 1863, to demonstrate the involvement of bacteria in the transmission of anthrax in mammals; he also conducted important comparative studies on septicemia in different animal species. For his part, Élie Metchnikoff was undoubtedly the researcher who used the greatest diversity of animal species in his experiments, from chimpanzees to study syphilis to alligators to study tetanus toxin. In the 19th century, researchers primarily used rabbits and guinea pigs to study the transmissibility of pathogens, while different animal species were studied for their susceptibility to various microbial agents. A different approach emerged in the mid-20th century, when researchers increasingly attempted to transfer pathogens to rats and mice, thus forcing them to develop infectious disease, while the rodents proved remarkably resistant to most microbial pathogens. This review is an opportunity to pay tribute to brilliant instigators who have remained too long in the shadow of the more famous.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
En 1835, Agostino Bassi démontra que la muscardine chez les vers à soie était une maladie fongique, apportant ainsi l’une des toutes premières preuves d’une étiologie infectieuse. La démonstration que les micro-organismes pouvaient provoquer des maladies infectieuses chez les mammifères et être responsables de contagion fut fermement établie au XIX e siècle. Ceci fut réalisé grâce à des expériences consistant à transférer des matières putrides ou des prélèvements provenant d’animaux et/ou de patients infectés à des sujets sains. Trois maladies infectieuses – le charbon, la septicémie et la tuberculose – firent l’objet de nombreuses recherches. Casimir Davaine fut le premier, en 1863, à démontrer l’implication de bactéries dans la transmission du charbon chez les mammifères; il mena également d’importantes études comparatives sur la septicémie dans différentes espèces animales. De son côté, Élie Metchnikoff fut sans aucun doute le chercheur qui utilisa la plus grande diversité d’espèces animales dans ses expériences, du chimpanzé pour étudier la syphilis à l’alligator pour étudier la toxine tétanique. Au XIX e siècle, les chercheurs utilisaient principalement des lapins et des cobayes pour étudier la transmissibilité d’agents pathogènes, tandis que les différentes espèces animales étaient étudiées pour leur sensibilité à différents agents microbiens. Une approche différente a émergé au milieu du XX e siècle, lorsque les chercheurs ont de plus en plus tenté de transférer des agents pathogènes à des rats et des souris, les forçant ainsi à développer une pathologie infectieuse, alors que les rongeurs se sont révélés remarquablement résistants à la plupart des agents pathogènes microbiens. Cette revue est l’occasion de rendre hommage à de brillants investigateurs qui sont restés trop longtemps à l’ombre des plus fameux.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Animal models, Anthrax, Experimental medicine, Infection, Sepsis, Tuberculosis
Mots clés : Anthrax, Infection, Médecine expérimentale, Modèles animaux, Tuberculose, Septicémie
Plan
Vol 84 - N° 5
P. 821-832 - septembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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