Sur la relation entre pression sous-glottique et intensité vocale dans les troubles de la voix chantée - 21/08/26
, B. Amy de la Bretèque b, S. Gerber a, C. Pillot-Loiseau c, N. Henrich Bernardoni aRésumé |
Objectifs |
Cette étude, menée auprès de chanteurs consultant en phoniatrie, vise à déterminer si la relation entre la pression sous-glottique et l’intensité vocale varie en fonction du type de pathologie vocale.
Matériel et méthodes |
Une étude rétrospective a été menée à partir des dossiers médicaux et des évaluations acoustiques et aérodynamiques de 134 patients chanteurs dans un hôpital universitaire français. Ces évaluations comprenaient des mesures en voix chantée d’intensité vocale et de pression sous-glottique estimée à différentes hauteurs tonales et intensités sonores.
Résultats |
Une différence significative a été observée dans la relation entre l’intensité et la pression sous-glottique estimée entre les chanteurs présentant des troubles vocaux organiques, ceux présentant des troubles vocaux fonctionnels et ceux ne présentant aucun trouble vocal. L’efficacité vocale était réduite chez les chanteurs présentant des lésions laryngées organiques : pour une même pression sous-glottique estimée, ils chantaient avec des intensités plus faibles, quelle que soit la hauteur. À l’aide d’une classification ascendante hiérarchique, nous avons identifié deux groupes de pathologies répondant à des comportements similaires. Le premier groupe comprenait les œdèmes de Reinke, le laryngocèle et les polypes. Conformément aux données existantes, nous avons constaté que ces chanteurs chantaient à intensité plus faible et pression sous-glottique plus élevée que les chanteurs ne présentant pas de trouble. Le deuxième groupe comprenait les chanteurs présentant des nodules ; chez eux, la relation entre intensité et pression sous-glottique estimée avait tendance à différer de celle observée chez les chanteurs ne présentant pas de trouble.
Conclusion |
Notre étude exploratoire menée auprès de patients chanteurs démontre que les pathologies laryngées influencent la relation entre la pression sous-glottique estimée et l’intensité vocale. Ces résultats préliminaires confirment l’intérêt de la pression sous-glottique estimée lors de l’évaluation de la voix chantée. Les recherches futures se concentreront sur des groupes plus importants de patients chanteurs et avec des lésions laryngées plus homogènes.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Aérodynamique, Pression sous-glottique estimée, Évaluation vocale, Troubles de la voix chantée, Chanteurs
Plan
| ☆ | Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article mais celle de l’article original paru dans European Annals of Otorhinolaryngology, Head and Neck Diseases en utilisant le DOI ci-dessus. |
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