Les enjeux éthiques liés au transfert d’embryon post-mortem chez le couple hétérosexuel - 22/08/26
Ethical issues related to postmortem embryo transfer in heterosexual couples
Résumé |
En France, en 1982, naît le premier « bébé-éprouvette » qui marquera un tournant décisif dans l’Assistance médicale à la procréation (AMP). Depuis 2021, la loi de bioéthique a permis une ouverture plus importante à l’AMP, tout en maintenant l’interdiction au recours à l’AMP post-mortem, que ce soit via une insémination, un transfert d’embryon ou une gestation pour autrui. Le présent article s’intéresse aux enjeux éthiques liés aux couples hétérosexuels ayant bénéficié d’une fécondation in vitro avec leurs propres gamètes. En analysant les problématiques liées au décès de l’un des membres du couple, il met en lumière les différences de statuts entre les embryons in vivo et les embryons in vitro et, de surcroît, les « droits parentaux » qui en résultent. À l’heure actuelle, l’interdiction de l’AMP post-mortem, et notamment du transfert d’embryon, est justifiée par la dissolution du projet parental à la mort d’un des conjoints. Toutefois, cette interdiction soulève des questions autour de l’autonomie, de l’équité entre les sexes, des stratégies économiques, mais également de l’intérêt de l’enfant à naître. Enfin, cet article invite à la réflexion sur l’évolution juridique en comparant les législations étrangères ayant légalisé l’AMP post-mortem avec le droit français actuel.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
In France, in 1982, the first “ test-tube baby ” was born, marking a decisive turning point in medically assisted reproduction (AMP). Since 2021, the Bioethics Law has allowed for greater access to AMP while maintaining the ban on post-mortem AMP (insemination, embryo transfer, and surrogacy). This article examines the ethical issues surrounding heterosexual couples that have undergone in vitro fertilization using their own gametes. By analyzing the challenges arising from the death of one partner, it highlights the differences in legal status between in vivo and in vitro embryos, as well as the resulting “ parental rights .” Currently, the ban on post-mortem AMP is justified by the dissolution of the parental project upon the death of one of the spouses. However, this ban raises questions regarding autonomy, gender equity, economic strategies, and the best interests of the unborn child. Finally, this article invites reflection on legal developments by comparing foreign legislation that has legalized post-mortem AMP with current French law.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : AMP, Transfert d’embryon post-mortem, Couple, Hétérosexuel, Embryon
Keywords : AMP, Postmortem embryo transfer, Couple, Heterosexual, Embryo
Plan
Vol 23 - N° 3
P. 209-213 - septembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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