Neurostimulation et pathologie du mouvement : approche médicale, de recherche, des patients, expérience et perspectives - 28/08/26
Neurostimulation and movement disorders: Medical approach, research, patients, experience, and perspectives
Résumé |
La maladie de Parkinson est une maladie neuro-évolutive d’évolution lente, dont le pronostic a été transformé par la levodopa qui après quelques années d’évolution, peut entraîner des complications du fait d’une demi-vie courte qui nécessitent d’avoir recours à un contrôle continu des symptômes soit au moyen d’injection par pompes soit par stimulation cérébrale profonde (SCP). De nombreux travaux ont été consacrés afin de choisir le bon moment de l’évolution pour avoir recours à ces traitements dits de seconde ligne et aider au choix le plus adapté. Si aucune étude ne les compare, un certain nombre d’arguments suggèrent que la SCP est le traitement le plus efficace mais aussi celui dont les critères de sélection sont les plus stricts. Rapidement le recours à la SCP a pris la place en particulier dans le traitement du tremblement de la chirurgie lésionnelle dont elle reproduit les effets tout en permettant une adaptation des paramètres mais la possibilité de réaliser des lésions ciblées dans le cerveau sans pénétration intra crânienne par Gamma knife ou ultrasons focalisés a rétabli cette indication en particulier pour le tremblement essentiel ou parkinsonien en visant le noyau ventral intermédiaire du thalamus. Avec sa diffusion mondiale et sa réalisation dans de nombreux centres les procédures opératoires de la SCP ont été simplifiées et les progrès technologiques ont considérablement amélioré les performances lors du réglage. La SCP reste néanmoins comme les autres traitements de la maladie de Parkinson purement symptomatique mais de nouvelles techniques comme la thérapie génique ou cellulaire commencent à se développer et pourraient changer la prise en charge et le pronostic de la maladie dans les prochaines années.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Parkinson's disease is a slowly progressive neurodegenerative disorder, the prognosis of which has been transformed by levodopa. After a few years, levodopa can lead to complications due to its short half-life, requiring continuous symptom control either by pump injection or deep brain stimulation (DBS). Much research has been devoted to determining the right stage of the disease to use these so-called second-line treatments and to help choose the most appropriate one. Although no studies have compared them, a number of arguments suggest that DBS is the most effective treatment, but also the one with the strictest selection criteria. DBS quickly took the place of lesion surgery, particularly in the treatment of tremor, as it reproduces the effects of lesion surgery while allowing for parameter adjustment. However, the possibility of performing targeted lesions in the brain without intracranial penetration using Gamma Knife or focused ultrasound has restored this indication, particularly for essential or Parkinson's tremor, by targeting the intermediate nucleus of the thalamus. However, like other treatments for Parkinson's disease, SCP remains purely symptomatic, but new techniques such as gene or cell therapy are beginning to develop and could change the management and prognosis of the disease in the coming years.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Neurostimulation, Maladie de Parkinson, Traitement de seconde ligne
Keywords : Deep brain stimulation, Second line therapy, Parkinson disease
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