Art on Prescription in individuals at risk of suicide: A pilot study - 30/08/26
L’Art sur Ordonnance chez des individus à risque de suicide : une étude pilote
, Elodie Michel b, Elia Gourguechon-Buot a, b, Philippe Courtet a, b, cAbstract |
Objectives |
Mental health disorders and suicidal behaviors are a major public health issue worsened by the COVID-19 pandemic. Social prescribing initiatives such as Art on Prescription aim to integrate artistic activities into healthcare to promote well-being and reduce depressive symptoms. This pilot study aimed to assess the impact of an Art on Prescription program on individuals at risk of suicide.
Methods |
An AoP program was implemented in Montpellier coordinated by the Department of Emergency Psychiatry and Acute Care at Montpellier University Hospital, in partnership with MO.CO. (Montpellier Contemporain). Fifty-one adults, referred after an emergency visit for suicidal ideation or a suicide attempt, were enrolled between 2022 and 2024. The program was delivered through five successive cycles. Each participant was enrolled in one cycle only, led by an artist, and included one museum visit followed by five weekly creative sessions. Depressive symptoms (PHQ-9, Patient Health Questionnaire-9) and well-being (WEMWBS, Warwick-Edinburgh Mental Wellbeing Scale) were assessed at the end of each of the five creative sessions. Wilcoxon tests and Generalized Estimating Equations (GEE) were used for analysis.
Results |
Among the 29 participants with complete data from the first to the fifth creative sessions, a significant improvement in well-being was observed (mean WEMWBS increase: +2.24; P = 0.02), whereas the decrease in depressive symptoms was not statistically significant (PHQ-9: −0.79; P = 0.12). In the full sample ( n = 51), the comparison between the first and third creative sessions showed a significant decrease in depressive symptoms (−0.65; P = 0.05), but a non-significant increase in well-being (+1.22; P = 0.11). GEE models confirmed a significant negative association between PHQ-9 and WEMWBS scores (β = −1.1; P < 0.001), with no significant effect of time or interaction.
Conclusions |
The Art on Prescription program appears to have a positive impact on well-being and depressive symptoms in individuals at risk of suicide. These findings support the potential value of innovative, non-pharmacological interventions as a complement to traditional psychiatric care, aligned with recovery-oriented approaches.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Objectifs |
Les troubles de santé mentale et les comportements suicidaires constituent un enjeu majeur de santé publique, amplifié par la pandémie de COVID-19. Les dispositifs de prescription sociale, tels que l’Art sur Ordonnance, proposent d’intégrer des activités artistiques dans le parcours de soins afin d’améliorer le bien-être et de réduire les symptômes dépressifs. Cette étude pilote visait à évaluer les effets d’un programme d’Art sur Ordonnance chez des individus à risque suicidaire.
Méthodes |
Un programme d’Art sur Ordonnance a été mis en place à Montpellier, coordonné par le service de psychiatrie d’urgence et de post-urgence du CHU de Montpellier, en partenariat avec le MO.CO. (Montpellier Contemporain). Cinquante et un adultes orientés après un passage aux urgences pour idées suicidaires ou tentative de suicide ont été inclus entre 2022 et 2024. Le programme a été organisé en cinq cycles successifs. Chaque participant n’était inclus que dans un seul cycle. Chaque cycle était animé par un artiste et comprenait une visite du musée suivie de cinq sessions hebdomadaires de création artistique. Les symptômes dépressifs (PHQ-9, Patient Health Questionnaire-9) et le bien-être (WEMWBS, Warwick-Edinburgh Mental Wellbeing Scale) ont été évalués à l’issue de chacun des cinq sessions de création. Des tests de Wilcoxon et des modèles d’estimation généralisée (GEE) ont été utilisés pour les analyses.
Résultats |
Parmi les 29 participants disposant de données complètes entre la première et la cinquième session de création, une amélioration significative du bien-être a été observée (augmentation moyenne du score WEMWBS : +2,24 ; p = 0,02), tandis que la diminution des symptômes dépressifs n’était pas statistiquement significative (PHQ-9 : −0,79 ; p = 0,12). Dans l’échantillon complet ( n = 51), la comparaison entre la première et la troisième session de création montrait une diminution significative des symptômes dépressifs (−0,65 ; p = 0,05), mais une augmentation non significative du bien-être (+1,22 ; p = 0,11). Les modèles GEE confirmaient une association négative significative entre les scores PHQ-9 et WEMWBS (β = −1,1 ; p < 0,001), sans effet significatif du temps ni interaction.
Conclusions |
Ce programme d’Art sur Ordonnance apparaît bénéfique en termes de bien-être et d’atténuation des symptômes dépressifs chez des individus à risque suicidaire. Ces résultats soutiennent le développement de telles interventions innovantes, non médicamenteuses, complémentaires aux soins psychiatriques conventionnels, dans une perspective de rétablissement.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Arts on Prescription, Social prescribing, Suicide, Depression, Well-being
Mots clés : Art sur Ordonnance, Prescription sociale, Suicide, Dépression, Bien-être
Plan
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
