Incision des valves de l’urètre postérieur au laser : aspects épidémiologiques, cliniques, et évolutifs au Sénégal - 03/09/26
Laser posterior urethral valves incision in Senegal: Epidemiological trends, clinical aspects and follow-up results in Senegal

, M. Jalloh a, b
, Y. Kyungu b
, M.M. Mbodj b
, L. Cissé c
, A. Diallo b
, T.A. Diallo b
, S.M. Ndiaye b
, C.B. Gassama b
, L. Niang a, b 
Résumé |
Introduction |
Les valves de l’urètre postérieurs sont la principale cause de dysurie chez les nourrissons et les enfants avec risque significatif d’évolution vers une insuffisance rénale terminale.
Objectifs |
Les données en Afrique sur cette pathologie restent rares, d’où l’objectif de notre étude de présenter les données sur 10 ans de la prise en charge de cette pathologie au Sénégal, à l’hôpital général Idrissa Pouye.
Méthodologie |
Nous avions effectué une étude rétrospective avec comme variables d’intérêt les données sociodémographiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives des patients opérés par incision au laser.
Résultats |
Les résultats montrent que l’âge moyen des patients était de 5,3 ans, avec une majorité de cas diagnostiqués en période postnatale. Les troubles mictionnels étaient les principaux motifs de consultation, et l’infection urinaire était présente dans 6 % des cas. Les explorations paracliniques incluaient l’échographie, l’urétrocystographie rétrograde (UCR) et la cystoscopie. L’évolution après traitement a été favorable chez 82,8 % des patients, mais une insuffisance rénale chronique a été notée chez 14,3 % des enfants.
Conclusion |
Les valves de l’urètre postérieures au Sénégal ne sont pas rares et restent pourvoyeurs d’un nombre important de maladies rénales chroniques. La prise en charge doit être améliorée par le renforcement des compétences des personnels médicaux mais aussi des équipements endoscopiques adaptés à l’enfant.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Introduction |
Posterior urethral valves are the main cause of dysuria in infants and children, with a significant risk of progression to end-stage renal disease.
Objectives |
Data on this pathology in Africa remain rare; hence, our study aimed to present 10 years of data on the management of this pathology in Senegal at the Idrissa Pouye General Hospital.
Methodology |
We conducted a retrospective study examining variables of interest, including sociodemographic, clinical, paraclinical, therapeutic, and follow-up data of patients who underwent laser incision surgery.
Results |
The results showed that the average age of patients was 5.3 years, with most cases diagnosed in the postnatal period. Urinary disorders were the primary reason for consultation, and urinary tract infections were present in 6% of cases. Paraclinical explorations included ultrasound, retrograde voiding cystography (VCUG), and cystoscopy. The evolution after treatment was favorable in 82.8% of patients, but chronic renal failure was noted in 14.3% of children.
Conclusion |
Posterior urethral valves in Senegal are not rare and remain a significant cause of chronic kidney disease. Management should be improved by strengthening the skills of medical personnel and providing endoscopic equipment adapted to children.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Malformations congénitales, Valves de l’urètre postérieur, Endoscopie, Laser, Maladie rénale chronique, Insuffisance rénale, Infection, Subsaharienne
Keywords : Congenital malformations, Posterior urethral valves, Endoscopy, Laser, Chronic kidney disease, Renal failure, Infection, Sub-Saharan
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Vol 36 - N° 5
P. 206-212 - septembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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