Rituximab-induced hypogammaglobulinemia in autoimmune cytopenia and associated diseases - 04/09/26
Hypogammaglobulinémies induites par le rituximab dans le traitement des cytopénies auto-immunes et pathologies associées
, Alexandre Belot b, c, David Goncalves d, Magali Dechomet d, Pascal Seve e, f, Arnaud Hot g, Laetitia Koppe h, i, Sandrine Lemoine j, Cyrille Confavreux k, Hervé Ghesquieres l, Sarah Benezech b, m, Isabelle Durieu a, f, Quitterie Reynaud a, fAbstract |
Introduction |
Rituximab is used for treating autoimmune cytopenia and associated diseases including autoimmune haemolytic anaemia; immune thrombopenia, systemic lupus erythematosus and antiphospholipid syndrome. However, rituximab may induce acquired immune deficiency in some patients, particularly hypogammaglobulinemia (HG), whose risk factors remain poorly defined.
Patients and methods |
We conducted a retrospective multicentre study including patients with autoimmune cytopenia and related diseases who received at least one rituximab infusion to validate serum protein electrophoresis (SE) as a screening tool for HG and to assess its incidence, risk factors, and clinical outcomes. Univariate and multivariate Cox analysis were performed to characterize predictor of HG.
Results |
Among 47 patients (391.89 person-years follow-up), Gammaglobulin evaluation on SE strongly correlated with IgG (ρ = 0.97, P = 2.2 × 10 –16 ). HG, defined as gammaglobulin levels < 7 g/L on SE after rituximab exposure, occurred in 14.9% of patients and was associated with a higher cumulative number of rituximab injections (median 11 vs. 1.5; P = 0.033). All immunoglobulin isotypes declined after treatment, and severe infections were more frequent in HG patients. Although cumulative rituximab dose and corticosteroid exposure were associated with HG in univariate analysis, these findings were not confirmed in multivariate models.
Conclusion |
SE appears to be a reliable screening tool for HG, but larger studies are needed to clarify risk factors.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Introduction |
Le rituximab est utilisé dans le traitement des cytopénies auto-immunes et pathologies associées incluant l’anémie hémolytique auto-immune, le purpura thrombopénique immunologique, le lupus érythémateux systémique et le syndrome des anti-phospholipides. Pourtant, le rituximab peut induire des déficits immunitaires acquis chez certains patients, et plus particulièrement des hypogammaglobulinémies, dont les facteurs de risques restent mal définis.
Patients et méthodes |
Nous avons conduit une étude rétrospective multicentrique incluant des patients atteints de cytopénies auto-immunes ou de lupus érythémateux systémique ayant reçu au moins une injection de rituximab. L’objectif était de valider l’utilisation de l’électrophorèse des protéines sériques comme outil de dépistage des hypogammaglobulinémies et d’évaluer l’incidence, les facteurs de risque et les événements infectieux associés à celles-ci. Des analyses de survie univariées et multivariée de Cox ont été effectuées pour identifier les facteurs prédictifs d’hypogammaglobulinémie.
Résultats |
Parmi les 47 patients inclus (39189 personnes-année), le taux de gammaglobulines mesurées par l’électrophorèse des protéines sériques corrélait fortement avec le taux d’immunoglobuline G (ρ = 0,97, p = 2,2 × 10 –16 ). L’hypogammaglobulinémie, définie comme un taux de gammaglobulines < 7 g/L à l’électrophorèse des protéines sériques après traitement par rituximab, était observée chez 14,9 % des patients et était associée à un nombre cumulé plus élevé d’injections de rituximab (médiane 11 vs. 1,5 ; p = 0,033). Tous les isotypes d’immunoglobulines diminuaient après traitement, et les infections sévères était plus fréquentes chez les patients présentant une hypogammaglobulinémie. Bien que le nombre cumulé de doses de rituximab et la durée de la corticothérapie fussent significativement associés à l’apparition d’une hypogammaglobulinémie en analyse univariée, ces résultats n’étaient pas confirmés en analyses multivariées.
Conclusion |
L’électrophorèse des protéines sériques apparaît comme un outil fiable pour le dépistage des hypogammaglobulinémies. Toutefois, des études de plus grande ampleur sont nécessaires pour mieux préciser les facteurs de risque associés à leur survenue.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Anti-CD20, Autoimmunity, B cell, Cytopenia, Hypogammaglobulinemia, Rituximab, Systemic erythematosus lupus
Mots clés : Anti-CD20, Auto-immunité, Lymphocyte B, Cytopénies auto-immunes, Hypogammaglobulinémie, Rituximab, Lupus érythémateux systémique
Plan
Vol 47 - N° 9
P. 474-482 - septembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
