Fractures de fatigue du pied et de la cheville - 10/09/26
, B. Bonnaire b, M. Warin b, M. Aboudiab a, J.M. Sobhy Danial a, S. Salomon-Goeb a, L. Lemonnier a, J. Menis a, M. Doussière a, C. Jesson a, Y. Hamidou a, P.A. Bruy a, F. Grados a, V. Goeb aRésumé |
Les fractures de contrainte sont définies comme des lésions osseuses survenant sans notion de traumatisme ni anomalie focale osseuse liées à l'application de contraintes répétitives. On distingue classiquement, d'une part, les fractures par insuffisance osseuse survenant sur un os présentant une ostéopathie fragilisante et, d'autre part, les fractures de fatigue survenant sur un os sain à l'occasion de contraintes physiques inhabituelles, qui font l'objet de cet article. Décrites dans la seconde partie du XIX e siècle chez les jeunes recrues en milieu militaire, les fractures de fatigue constituent un véritable trouble de l'adaptation de l'os à l'effort. En milieu civil, cette pathologie est retrouvée en pratique clinique, surtout chez le sportif, professionnel ou amateur. Elle se manifeste essentiellement par des douleurs mécaniques localisées au niveau de l'os atteint. Ses localisations au pied et à la cheville sont liées essentiellement à la pratique de la marche et de la course à pied. Le diagnostic est évoqué à l'interrogatoire devant la notion de circonstances favorisantes, essentiellement liées à une activité sportive trop intense ou une modification des activités sportives dans le cadre d'un entraînement mal conduit. Les signes cliniques varient selon la localisation osseuse, mais ne permettent pas d'affirmer le diagnostic qui reste radiologique, excepté au niveau des bases et diaphyses métatarsiennes où une douleur exquise à la pression sur la face dorsale signe le diagnostic. Compte tenu de la faible sensibilité de la radiographie aux stades précoces, le recours à l'imagerie moderne en coupes est souvent requis afin de visualiser la fracture. L'échographie, examen peu coûteux, accessible, non invasif et non irradiant, prend une place de plus en plus importante dans le diagnostic précoce des fractures de fatigue des os corticaux superficiels avec, à ce jour, deux études versus imagerie par résonance magnétique publiées. De plus, de nombreux cas cliniques ou séries sont rapportés au niveau de différentes localisations du pied et de la cheville. Cependant, à ce jour, aucune étude multicentrique n'a permis de valider cette technique prometteuse. Nous envisageons successivement les différentes localisations du pied et de la cheville, en étudiant pour chacune d'elles les spécificités physiopathologiques, cliniques, les performances de l'imagerie ainsi que les solutions thérapeutiques.
Mots-clés : Fracture de fatigue, Sport, Fracture du pied, Fracture de la cheville
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