Impact du changement de recommandations de prise en charge des infections néonatales bactériennes précoces en France entre 2014 et 2023 : une étude nationale - 11/09/26
, B. Varga 1, 2, E. Kermorvant-Duchemin 3, B.-T. Huynh 1, 2, L. Watier 1, 2Résumé |
Introduction |
En 2017, les recommandations de prise en charge des infections néonatales bactériennes précoces (INBP) chez les nouveau-nés ≥ 34 semaines d’aménorrhée (SA) ont été actualisées. Ces recommandations privilégiaient la surveillance clinique afin de réduire les prélèvements microbiologiques inutiles et de rationaliser l’usage des antibiotiques. Notre objectif était de quantifier l’impact des recommandations de 2017 sur l’évolution des taux d’hospitalisation pour INBP et leurs coûts associés.
Matériel et méthode |
À partir des données du Programme de médicalisation des système d’information (PMSI), le nombre mensuel d’hospitalisations pour INBP a été calculé sur la période 2014–2023. Exprimés pour 1000 naissances vivantes ≥ 34 SA, ces nombres ont été modélisés par régression avec erreurs autocorrelées en considérant deux périodes : pré-recommandations (01/14–02/17) et post-recommandations (03/18–12/23). La période 03/17–02/18, correspondant à la mise en place des recommandations, a été exclue. Les analyses ont été réalisées en fonction de la sévérité de l’INBP (sepsis/méningite, ou autre) et du passage en soins critiques ou non lors de l’hospitalisation. Les coûts moyens et totaux annuels associés à ces séjours ont été calculés. À titre comparatif, l’évolution des infections néonatales bactériennes (INB) tardives a aussi été analysée.
Résultats |
Les recommandations de 2017 ont eu un impact significatif sur les taux d’incidence des INBP non sévères et sans passage en soins critiques, entraînant une diminution relative de −32 % [IC95 % : −42 % à −22 %] et −29 % [IC95 % : −40 % à −19 %], respectivement, au début de la période post-recommandations. À l’inverse, aucun changement significatif n’a été observé concernant l’évolution des INBP sévères et avec passage en soins critiques. Entre 2014 et 2023, les coûts totaux des hospitalisations pour INBP ont diminué de près de moitié, passant de 45 975 289 € à 23 459 606 €. Enfin, l’évolution des hospitalisations avec INB tardives n’a pas été modifiée par les recommandations.
Conclusion |
Les recommandations de 2017 ont permis de réduire les hospitalisations pour infections non sévères sans modifier les taux d’hospitalisations pour infections sévères ou tardives.
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Vol 9 - N° 3
P. 220 - septembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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