Effet de l’hyperglycémie maternelle et de la composition du lait associée sur la programmation de l’insulinorésistance de la descendance : étude expérimentale chez le rat - 11/09/26
, H. Perumal 1, B. Castellano 1, P. de Coppet 1, I. Grit 1, A.-L. Panhaleux 1, A. David-Sochard 1, C. Cloteau 2, 3, A. Raux 4, D. Mitanchez 5, 6, D. Darmaun 1, G. Le Dréan 1, M.-C. Alexandre-Gouabau 1Résumé |
Introduction |
Le diabète gestationnel (DG) est associé à un risque d’insulinorésistance (IR) chez la descendance, mais les bénéfices de l’allaitement sur la programmation de l’IR restent peu étudiés.
Objectifs |
Évaluer l’impact de la composition du lait DG sur la maturation des cellules β pancréatiques et l’homéostasie hépatique de la descendance.
Méthodes |
Les rates DG ont développé une hyperglycémie pendant la gestation en réponse à un régime gras et sucré (HFHS), versus des rates euglycémiques. Cette hyperglycémie est corrigée ou non post-partum selon que le régime HFHS est restreint à la gestation ou maintenu jusqu’au sevrage. Des adoptions croisées à la naissance ont permis de dissocier les effets de la gestation et de la lactation. Le métabolome/lipidome du colostrum et du lait mature DG ont été caractérisés. L’impact du lait sur la descendance a été évalué au cours de la vie et à l’âge adulte en réponse à un régime hypercalorique à l’aide de test de tolérance au glucose oral, de clamp euglycémique-hyperinsulinémique, de mesure de la composition corporelle, d’analyses d’expression génique (pancréas, foie) et de métabolome plasmatique.
Résultats |
Le lait DG était enrichi en régulateurs de l’insuline. Les nouveau-nés DG présentaient une hyperplasie et une hypertrophie des cellules β, combinée à un métabolome plasmatique spécifique. En milieu de lactation, ceux allaités par les mères maintenues hyperglycémiques présentaient une hyperglycémie à jeun et une surexpression de gènes pancréatiques (NeuroD1, GLUT2, insuline). À l’âge adulte, la descendance DG allaitée par des mères contrôles montrait une altération de la tolérance au glucose (mâles) et une sensibilité réduite à l’insuline (femelles), associées à une dérégulation hépatique (oxydation des acides gras (FAO) incomplète, gluconéogenèse). À l’inverse, l’allaitement par des mères dont l’hyperglycémie a été corrigée post-partum améliorait certains marqueurs métaboliques, notamment chez les femelles (FAO complète, gluconéogenèse et lipogenèse réduites).
Conclusions |
Le lait DG module la mise en place de l’IR chez la descendance, de façon sexe-dépendant, soulignant l’intérêt de l’allaitement comme une période clé de programmation métabolique, ouvrant des pistes d’intervention nutritionnelle ciblée.
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Vol 9 - N° 3
P. 221 - septembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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