Apport d’une TDM mobile à l’étude in situ de vestiges préhistoriques : retour d’expérience interdisciplinaire - 18/09/26
Contribution of a mobile CT scanner to the in situ study of prehistoric remains: Interdisciplinary feedback
, E. Rossoni-Notter c, O. Notter c, A. Moussous c, J. De Bermont d, A. Voisin d, D. Defez e, I. Huynh a, f, S. Couraud d, g, J.-B. Pialat h, iRésumé |
Introduction |
Cet article présente l’utilisation d’un scanner mobile pour l’étude in situ de vestiges humains préhistoriques fragiles et de blocs sédimentaires. Il souligne les limites de l’imagerie TDM classique qui impose la nécessité de transporter les artefacts vers des structures hospitalières, opération parfois à risque, voire impossible. À l’aide d’une unité TDM montée sur semi-remorque (PNEUMOBILE), divers assemblages squelettiques et blocs sédimentaires sont analysés.
Messages principaux |
Le protocole d’imagerie a été adapté de la pratique clinique afin de prendre en compte l’hétérogénéité des matériaux archéologiques. Malgré des contraintes techniques telles que les limites de taille et la présence de supports métalliques, des données haute résolution ont été obtenues. Ces appareils ont permis des reconstructions 3D détaillées, l’identification de structures anatomiques et la détection de pathologies. Cette approche permet une « fouille virtuelle », guidant les stratégies de dégagement physique tout en préservant les vestiges fragiles. Cette technique profite à de nombreuses disciplines, dont l’archéologie, l’anthropologie, la conservation et la radiologie, en améliorant la prise de décision et en réduisant les risques. L’étude met également en évidence des défis techniques, notamment liés à l’imagerie de matériaux hétérogènes, et suggère des pistes d’amélioration grâce à des outils de reconstruction avancés et d’intelligence artificielle.
Conclusion |
La TDM mobile se présente comme une nouvelle norme pour les investigations archéologiques non invasives, améliorant la préservation, la qualité des données et la recherche interdisciplinaire.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Introduction |
This article presents the use of a mobile scanner for the in situ study of fragile prehistoric human remains and sedimentary blocks. It highlights the limitations of conventional computed tomography (CT) imaging, which necessitates transporting artifacts to hospital facilities (an operation that is sometimes risky or even impossible). Using a semi-trailer-mounted CT unit (PNEUMOBILE), various skeletal assemblages and sedimentary blocks are analysed.
Main messages |
The imaging protocol was adapted from clinical practice to accommodate heterogeneous archaeological materials. Despite technical constraints such as size limits and metallic supports, high-resolution data were obtained. These scans enabled detailed 3D reconstructions, identification of anatomical structures, and detection of pathological conditions. Importantly, the approach allows “virtual excavation”, guiding physical excavation strategies while preserving fragile remains. It benefits multiple disciplines, including archaeology, anthropology, conservation, and radiology, by improving decision-making and reducing risks. The study also identifies technical challenges, particularly related to imaging heterogeneous materials, suggesting future improvements through advanced reconstruction and AI tools.
Conclusion |
Overall, mobile CT scanning is presented as a new standard for non-invasive archaeological investigation, enhancing preservation, data quality, and interdisciplinary research.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Paléopathologie, Anthropologie, Diagnostic rétrospectif, Innovation, Formation médicale
Keywords : Paleopathology, Anthropology, Retrospective diagnosis, Innovation, Medical education
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