Social anxiety disorder and sexual dysfunctions: A systematic review of a bidirectional relationship - 20/09/26
Trouble d’anxiété sociale et dysfonctions sexuelles : revue systématique d’une relation bidirectionnelle
, Vincent Achour a, b, Mélanie Faugere a, b, c, Pierre Verney a, b, Christophe Lançon a, b, c, Théo Korchia a, bAbstract |
Introduction |
While recent studies have highlighted sexual dysfunctions as a common comorbidity of several psychiatric disorders very few have focused on social anxiety disorder. However, its shared impact with sexual dysfunctions on interpersonal relationships and self-esteem suggested a potential bidirectional relationship worth investigating.
Objectives |
To provide an overview of the available literature on the relationship between social anxiety disorder and sexual dysfunctions, particularly by exploring the frequency and nature of sexual dysfunctions in patients with social anxiety disorder, and the prevalence of social anxiety disorder in sexual dysfunctions populations.
Methods |
We conducted the first systematic review (according to PRISMA guidelines) to explore this association. Using three databases (MEDLINE, Google Scholar and Science Direct), we included studies reporting quantitative outcomes of sexual dysfunctions among participants with social anxiety disorder or quantitative outcomes of social anxiety among participants with sexual dysfunctions.
Results |
Five studies reported data on sexual dysfunctions among 241 subjects with social anxiety disorder, with overall prevalence rates ranging from 33.3% to 36.3%. Premature ejaculation emerged as the most frequently reported condition in men, with prevalence ranging from 33% to 47.4%. Among women, genito-pelvic pain disorders were the most prevalent, with rates reaching up to 42%. Nine studies reported data on social anxiety among 1807 subjects with sexual dysfunctions. Social anxiety disorder prevalence was highest among individuals with PE (9.7–47%), followed by vaginismus (9–9.7%) and dyspareunia (12.5%). Comorbidities and psychosocial factors, such as depression and a history of childhood abuse, appeared to contribute to these associations, although further research is needed to clarify their role. Results for other sexual dysfunctions were mixed, not allowing conclusions.
Conclusion |
This systematic review in a neglected area suggests a potential association between social anxiety disorder and specific sexual dysfunctions, particularly premature ejaculation and genito-pelvic pain disorders. These preliminary findings call for routine bidirectional screening, integration of sexual health into psychiatric care, combined therapeutic approaches, and adapted pharmacological strategies.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Introduction |
Si des études récentes ont mis en évidence les dysfonctions sexuelles comme une comorbidité courante de plusieurs troubles psychiatriques, très peu se sont intéressées au trouble d’anxiété sociale. Cependant, son impact commun avec les dysfonctions sexuelles sur les relations interpersonnelles et l’estime de soi suggère une relation bidirectionnelle potentielle qui mérite d’être étudiée.
Objectif |
Fournir une vue d’ensemble de la littérature disponible sur la relation entre le trouble d’anxiété sociale et les dysfonctions sexuelles en particulier en explorant la fréquence et la nature des dysfonctions sexuelles chez les patients atteints de trouble d’anxiété sociale, ainsi que la prévalence du trouble d’anxiété sociale dans les populations atteintes de dysfonctions sexuelles.
Méthodes |
Nous avons mené la première revue systématique (conformément aux recommandations PRISMA) explorant cette association. À travers trois bases de données (MEDLINE, Google Scholar et Science Direct), nous avons inclus des études rapportant des résultats quantitatifs de DS chez des participants atteints de trouble d’anxiété sociale ou des résultats quantitatifs sur l’anxiété sociale chez des participants atteints de dysfonctions sexuelles.
Résultats |
Cinq études ont rapporté des données sur les dysfonctions sexuelles chez 241 sujets atteints de trouble d’anxiété sociale, avec des taux de prévalence globaux allant de 33,3 % à 36,3 %. L’éjaculation précoce est apparue comme la condition la plus fréquemment rapportée chez les hommes, avec une prévalence allant de 33 % à 47,4 %. Chez les femmes, les troubles douloureux génito-pelviens étaient les plus fréquents, avec des prévalences atteignant jusqu’à 42 %. Neuf études ont rapporté des données sur l’anxiété sociale chez 1 807 sujets atteints de dysfonctions sexuelles. La prévalence de trouble d’anxiété sociale était la plus élevée chez les personnes atteintes d’éjaculation précoce (9,7 à 47 %), suivie du vaginisme (9 à 9,7 %) et de la dyspareunie (12,5 %). Les comorbidités et les facteurs psychosociaux, tels que la dépression et les antécédents de maltraitance pendant l’enfance, semblent contribuer à ces associations, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour clarifier leur rôle. Les résultats pour les autres dysfonctions sexuelles étaient mitigés, ne permettant pas de tirer de conclusions.
Conclusion |
Cette revue systématique dans un domaine négligé suggère une association potentielle entre le trouble d’anxiété sociale et certaines dysfonctions sexuelles spécifiques, en particulier l’éjaculation précoce et les troubles douloureux génito-pelviens. Ces résultats préliminaires appellent à un dépistage bidirectionnel systématique, à l’intégration de la santé sexuelle dans les soins psychiatriques, à des approches thérapeutiques combinées et à des stratégies pharmacologiques adaptées.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Social anxiety disorder, Sexual dysfunction, Premature ejaculation, Genito-pelvic pain disorders
Mots clés : Trouble d’anxiété sociale, Dysfonctions sexuelles, Éjaculation précoce, Trouble douloureux génito-pelviens
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