Fructose et maladies métaboliques - 22/09/26
Résumé |
Le fructose est, avec le glucose, l'un des deux principaux monosaccharides qui est, directement ou indirectement (par hydrolyse du saccharose), fourni par l'alimentation sous forme de sucre naturel ou ajouté. Le fructose, glucide non indispensable et même potentiellement délétère, doit être rapidement métabolisé par la « fructolyse » hépatique. En cas d'apports excessifs, le métabolisme est orienté vers des voies alternatives (lipogenèse de novo, synthèse accrue de glucose et de glycogène, production d'acide urique) avec les conséquences clinicométaboliques suivantes : dyslipidémies de type hypertriglycéridémies, stéatohépatites métaboliques, dysglycémies, dysuricémies et hypertension artérielle. Ces désordres sont le plus souvent observés quand l'apport excessif en fructose concerne des personnes déjà prédisposées par un état d'insulinorésistance, lequel est lui même induit, entretenu ou aggravé par cette surconsommation. Cette dernière a également été accusée, sans preuves formelles, de faciliter la survenue ou le développement de cancers, et d'induire des troubles digestifs par modifications du microbiote intestinal. Dans tous les cas, il est conseillé de limiter les apports en fructose aux alentours de 30 g par jour en évitant en particulier les produits alimentaires dérivés des sirops à haute teneur en fructose ( high fructose corn syrups ). Seules les intolérances héréditaires au fructose (maladies génétiques très rares) imposent une suppression totale de tout apport en fructose.
Mots-clés : Fructose, Métabolisme, Effets cliniques, Impacts biologiques
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