Neurostimulation et maladie de Parkinson : où en est-on ? - 29/09/26
Neurostimulation and Parkinson's disease: Where are we?
Résumé |
La stimulation cérébrale trouve ses origines au milieu du XX e siècle, lorsqu’elle était utilisée en neurochirurgie fonctionnelle comme outil de repérage des cibles avant la réalisation de lésions irréversibles, telles que la thalamotomie ou la pallidotomie. Les progrès technologiques ont progressivement permis le passage d’approches lésionnelles à une stimulation chronique, ajustable et réversible, des structures cérébrales ciblées. À la fin des années 1980, la stimulation cérébrale profonde (SCP) s’est imposée comme une stratégie moderne et intégrée de neuromodulation dans la prise en charge de la maladie de Parkinson (MP) avancée. Depuis lors, la SCP est devenue une option thérapeutique de référence chez les patients avec MP présentant des fluctuations motrices et des dyskinésies insuffisamment contrôlées par les traitements dopaminergiques. Son efficacité sur les symptômes moteurs est aujourd’hui solidement établie par des essais randomisés et des études à long terme. Néanmoins, la SCP demeure un traitement purement symptomatique, sans effet démontré sur l’évolution neurodégénérative de la maladie. Son efficacité tend à diminuer avec le temps pour certains symptômes axiaux, et son indication reste limitée par des critères de sélection stricts, ainsi que par la complexité technique de la procédure et de sa prise en charge postopératoire. Dans cet article, nous proposons une synthèse de l’évolution historique récente de la SCP dans la MP et présentons l’état actuel des connaissances. Nous mettons en lumière son efficacité clinique, ses limites et les lacunes persistantes, tout en discutant les perspectives offertes par les avancées technologiques récentes et les nouveaux paradigmes de neuromodulation.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
The use of brain stimulation to treat symptoms of Parkinson's disease (PD) dates back to the mid-20th century, when it was primarily employed in functional neurosurgery to localize optimal targets prior to irreversible lesioning procedures such as thalamotomy or pallidotomy. Subsequent technological developments enabled a shift from destructive approaches toward chronic, adjustable, and reversible stimulation of specific brain structures. Since the late 1980s, deep brain stimulation (DBS) emerged as a modern and integrated neuromodulation therapy, profoundly transforming the management of advanced PD. Nowadays, DBS has become a well-established surgical option for patients with advanced PD suffering from motor fluctuations and dyskinesias inadequately controlled by medical therapy. Robust evidence from randomized controlled trials and long-term follow-up studies has demonstrated its sustained efficacy on motor symptoms. Nevertheless, DBS remains a symptomatic treatment, with no proven disease-modifying or neuroprotective effects. Moreover, its clinical benefits tend to decline over time for axial symptoms, and its applicability is limited by strict patient selection criteria, as well as by the technical demands of surgery and postoperative programming. In this article, we provide a concise overview of the recent historical development of DBS in PD and review the current state of the art. We highlight its clinical efficacy, limitations, remaining gaps in knowledge, and future perspectives driven by ongoing technological innovations and evolving concepts in neuromodulation.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Maladie de Parkinson, Traitement, Stimulation cérébrale profonde
Keywords : Deep brain stimulation, Parkinson's disease, Treatment
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Vol 210 - N° 8
P. 923-926 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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