Qualité de l'air : généralités, surveillance et impacts sanitaires - 30/09/26
, A. Colette b, O. Favez b, F. Gaie-Levrel c, F. Meleux b, V. Michoud d, O. Ramalho e, G. Uzu fRésumé |
La qualité de l'air est une préoccupation sociétale importante du fait de l'impact avéré de la pollution atmosphérique sur la santé humaine, que ce soit dans l'air ambiant ou dans les environnements intérieurs. Pour l'améliorer, on cherche à caractériser et à quantifier les sources de pollution, et à les relier aux impacts sanitaires pour mettre en place des stratégies de réduction des émissions et des expositions plus efficaces. Pour cela, on s'appuie sur une réglementation définie au niveau européen et déclinée au niveau national fixant des seuils de concentrations à respecter. Dans l'air ambiant, on cible le dioxyde d'azote, le dioxyde de soufre, le monoxyde de carbone, l'ozone et les particules de petites tailles, PM 10 (particules en suspension dans l'air d'un diamètre aérodynamique inférieur à 10 μ m) et PM 2,5 (particules en suspension dans l'air d'un diamètre aérodynamique inférieur à 2,5 μ m), et certains de leurs composants. Pour les environnements intérieurs, des valeurs guides réglementaires existent seulement pour quelques composés comme le formaldéhyde, le benzène et le radon. Cette surveillance s'appuie notamment sur la mesure précise et régulière de ces polluants. Ce dispositif est encadré par la loi et mis en œ uvre par les associations agréées de surveillance de la qualité de l'air. Un autre pilier de cette surveillance est l'utilisation de modèles numériques complétant ce dispositif et permettant la prévision pour anticiper l'occurrence d'épisodes de pollution. Il faut noter également que si le lien entre pollution de l'air et pathologies cardiovasculaires et respiratoires est bien établi, il reste de nombreuses interrogations concernant l'estimation de ces impacts qui pénalisent l'efficacité des stratégies de réduction. Ainsi, il faut encore améliorer l'identification des sources les plus nocives pour mieux cibler les stratégies de réduction des émissions. Le spectre des pathologies associées à une mauvaise qualité de l'air doit aussi être élargi et les mécanismes biologiques mis en jeu mieux compris.
Mots-clés : Qualité de l'air ambiant et intérieur, Surveillance, Impacts santé, Métrologie, Modélisation
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