Current Practices in the Management of Stone-Related Renal Colic During Pregnancy in France: A National Online Survey from the CLAFU - 03/10/26

on behalf of the French Committee of Urolithiasis
Abstract |
Introduction: The management of stone-related renal colic during pregnancy remains challenging because of diagnostic and therapeutic constraints specific to pregnancy. Current recommendations regarding double-J stent management are mainly based on limited observational data, and real-world practices may differ substantially between centers. This study aimed to evaluate current practices among urologists in France regarding the management of symptomatic urinary stones during pregnancy, with a particular focus on double-J ureteral stents.
Materials and Methods: A national cross-sectional online survey was conducted among French urologists between January and April 2026 under the supervision of the Urolithiasis Committee of the French Association of Urology (CLAFU). The questionnaire consisted of 22 multiple-choice questions exploring respondent characteristics, double-J stent management practices, complications and therapeutic strategies, and organization of care and guideline adherence. Descriptive statistical analyses were performed.
Results: A total of 173 participants completed the survey. Most respondents worked in private institutions (38.7%), university hospitals (28.9%), or regional hospitals (24.3%). The majority of centers managed fewer than 10 pregnant patients with renal colic annually. Obstructive febrile urinary tract infection was the main indication for double-J stent placement (63.6%). Stent replacement practices were heterogeneous, with no systematic replacement reported by 28.9% of respondents and replacement every 6 weeks by 26.6%. Ultrasound follow-up was not routinely performed in 42.8% of centers. During stent placement, fluoroscopy with strict radiation minimization alone was the most commonly used imaging modality (52.0%), followed by ultrasound-only guidance alone (40.5%). Silicone stents were predominantly used (90.8%).
More than 65% of respondents reported having already left a double-J stent in place for more than 6 weeks without complications. The most frequently reported complication was urinary tract infection (41.0%). Ureteroscopy during pregnancy was performed in 37.6% of centers, although only 11.6% used ureteroscopy as a first-line treatment strategy. Only 13.9% of respondents reported the existence of a local institutional protocol. Overall, 68.2% of respondents reported being aware of and applying the CLAFU recommendations, while 46.2% considered them suitable for daily practice.
Conclusions: Management practices for renal colic during pregnancy vary considerably across French centers, particularly regarding double-J stent replacement intervals and imaging follow-up strategies. Many clinicians reported prolonged stent indwelling without major complications, questioning the systematic need for iterative replacement every 4 to 8 weeks. These findings highlight the need for stronger evidence and more standardized recommendations for the management of symptomatic urinary stones during pregnancy.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Introduction: La prise en charge des coliques néphrétiques liées à un calcul urinaire au cours de la grossesse demeure complexe en raison des contraintes diagnostiques et thérapeutiques spécifiques à cette situation. Les recommandations actuelles concernant la gestion des sondes double J reposent principalement sur des données observationnelles limitées et les pratiques en conditions réelles peuvent varier considérablement d’un centre à l’autre. Cette étude avait pour objectif d’évaluer les pratiques actuelles des urologues en France concernant la prise en charge des calculs urinaires symptomatiques pendant la grossesse, avec un intérêt particulier porté à la gestion des sondes double J.
Matériel et méthodes: Une enquête nationale transversale en ligne a été menée auprès des urologues français entre janvier et avril 2026, sous la supervision du Comité Lithiase de l’Association Française d’Urologie (CLAFU). Le questionnaire comportait 22 questions à choix multiples portant sur les caractéristiques des répondants, les modalités de gestion des sondes double J, les complications et stratégies thérapeutiques, ainsi que l’organisation des soins et l’adhésion aux recommandations. Une analyse statistique descriptive a été réalisée.
Résultats: Au total, 173 participants ont complété l’enquête. Les répondants exerçaient dans des établissements privés (38,7 %), des centres hospitaliers universitaires (28,9 %) ou des centres hospitaliers régionaux (24,3 %). La majorité des centres prenaient en charge moins de 10 patientes enceintes présentant une colique néphrétique par an. L’infection urinaire fébrile obstructive constituait la principale indication de mise en place d’une sonde double J (63,6 %). Les pratiques concernant le remplacement des sondes étaient hétérogènes : 28,9 % des répondants ne rapportaient pas de remplacement systématique, tandis que 26,6 % pratiquaient un remplacement toutes les 6 semaines. Une surveillance échographique n’était pas réalisée systématiquement dans 42,8 % des centres. Lors de la pose de la sonde, la fluoroscopie avec minimisation stricte de l’exposition aux rayonnements, sans autre modalité d’imagerie, constituait la méthode de guidage la plus fréquemment utilisée (52,0 %), suivie du guidage échographique seul (40,5 %). Les sondes en silicone étaient majoritairement utilisées (90,8 %). Plus de 65 % des répondants déclaraient avoir déjà laissé une sonde double J en place pendant plus de 6 semaines sans complication. La complication la plus fréquemment rapportée était l’infection urinaire (41,0 %). Une urétéroscopie pendant la grossesse était pratiquée dans 37,6 % des centres, mais seuls 11,6 % des répondants l’utilisaient comme stratégie thérapeutique de première intention. Seuls 13,9 % des répondants rapportaient l’existence d’un protocole institutionnel local. Au total, 68,2 % des répondants déclaraient connaître et appliquer les recommandations du CLAFU, tandis que 46,2 % les considéraient comme adaptées à la pratique quotidienne.
Conclusion: Les pratiques de prise en charge des coliques néphrétiques au cours de la grossesse varient considérablement entre les centres français, notamment en ce qui concerne les intervalles de remplacement des sondes double J et les modalités de surveillance par imagerie. De nombreux cliniciens rapportaient la possibilité de maintenir une sonde en place pendant une durée prolongée sans complication majeure, remettant en question la nécessité d’un remplacement systématique toutes les 4 à 8 semaines. Ces résultats soulignent la nécessité de disposer de données scientifiques plus robustes et de recommandations davantage standardisées concernant la prise en charge des lithiases urinaires symptomatiques au cours de la grossesse.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Key Words : lithiasis, pregnancy, double-J
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