Le hoquet de l’adulte : physiopathologie, démarche diagnostique et prise en charge - 10/10/26
Hiccups in adults: Pathophysiology, diagnostic approach, and management
Résumé |
Le hoquet chronique, défini par une durée supérieure à 48 heures, constitue une entité clinique sous-estimée pouvant avoir des répercussions majeures sur la qualité de vie des patients. Sa physiopathologie repose sur un arc réflexe impliquant les nerfs phrénique et vague, intégré au niveau bulbo-pontique. Les avancées récentes soulignent le rôle d’un générateur central de rythme et de systèmes de neurotransmetteurs (GABA, dopamine, sérotonine) dans la genèse et la pérennisation du hoquet. L’épidémiologie révèle une nette prédominance masculine (82–92 % des cas), avec une cause organique identifiée chez plus de 90 % des hommes. Les étiologies sont dominées par les causes digestives, notamment le reflux gastro-œsophagien (jusqu’à 80 % des cas), suivies des causes neurologiques centrales dont le syndrome de Wallenberg. La démarche diagnostique repose sur un interrogatoire et un examen clinique orientés, complétés par un bilan biologique, une radiographie thoracique, une endoscopie digestive haute et, selon l’orientation clinique, une imagerie cérébrale. La prise en charge thérapeutique suit une approche par étapes : traitement étiologique, inhibiteurs de la pompe à protons en première intention, puis baclofène ou gabapentine. Les cas réfractaires peuvent nécessiter le recours aux neuroleptiques ou aux techniques interventionnelles (bloc du nerf phrénique, acupuncture). Malgré l’absence de recommandations formelles, cette mise au point propose un algorithme diagnostique et thérapeutique pragmatique fondé sur les données actuelles de la littérature.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Chronic hiccups, defined as lasting more than 48 hours, represent an underestimated clinical entity with potentially severe impacts on patients’ quality of life. The pathophysiology involves a reflex arc comprising the phrenic and vagus nerves, integrated at the pontomedullary level. Recent advances highlight the role of a central pattern generator and neurotransmitter systems (GABA, dopamine, serotonin) in the genesis and perpetuation of hiccups. Epidemiological data reveal a striking male predominance (82–92% of cases), with an organic cause identified in over 90% of men. Etiologies are dominated by gastrointestinal causes, particularly gastroesophageal reflux disease (up to 80% of cases), followed by central neurological causes including Wallenberg syndrome. The diagnostic approach relies on targeted history and physical examination, complemented by laboratory tests, chest radiography, upper gastrointestinal endoscopy, and brain imaging when clinically indicated. Therapeutic management follows a stepwise approach: etiological treatment, proton pump inhibitors as first-line therapy, followed by baclofen or gabapentin. Refractory cases may require neuroleptics or interventional techniques (phrenic nerve block, acupuncture). Despite the absence of formal guidelines, this review proposes a pragmatic diagnostic and therapeutic algorithm based on current literature evidence.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Hoquet chronique, Reflux gastro-œsophagien, Nerf phrénique, Qualité de vie
Keywords : Chronic hiccups, Gastroesophageal reflux, Phrenic nerve, Quality of life
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