Réduire les émissions de CO2 des consultations hospitalières : potentiel et limites de la téléconsultation en médecine interne - 10/10/26
Reducing CO2 emissions from hospital consultations: Potential and limitations of teleconsultation in internal medicine
, Thomas Rogier b, François Dhelft b, Adrien Bour b, Emilie Forestier a, Antoine Gbessemehlan a, groupe Greenternist
Mathilde Autheaume b, cRésumé |
Contexte |
Le secteur de la santé représente environ 8 % des émissions françaises de gaz à effet de serre, dont une part est liée aux transports des patients. La téléconsultation, dont l’essor a été accéléré par la pandémie de COVID-19, pourrait réduire l’empreinte carbone des parcours de soins. L’objectif de cette étude était de quantifier les émissions de CO 2 liées aux consultations de médecine interne dans un hôpital et d’estimer le potentiel de réduction associé à la téléconsultation.
Méthodes |
Une étude observationnelle a été menée au centre hospitalier de Bourg-en-Bresse, incluant 301 patients vus en consultation entre mars et mai 2025. Les données ont été recueillies via des questionnaires patients et médecins. Les émissions de CO 2 liées aux déplacements ont été estimées à partir des distances domicile–hôpital. L’éligibilité à la téléconsultation a été définie par consensus médical.
Résultats |
L’âge médian des patients était de 62 ans, et 62,6 % étaient des femmes. La distance médiane aller-retour était de 37 km, et 88,7 % des déplacements se faisaient en voiture. Les émissions moyennes étaient de 6,6 kgCO 2 eq par consultation. La téléconsultation était jugée médicalement possible pour 42,8 % des patients. Chez ces derniers, les émissions diminuaient de 5,83 à 1,41 kgCO 2 eq, soit une réduction de 75,4 % mais seuls 11,8 % des patients remplissaient l’ensemble des conditions techniques et d’acceptabilité pour en bénéficier.
Conclusion |
La téléconsultation permet une réduction importante des émissions de CO 2 , mais son impact réel reste limité par des freins techniques, humains et organisationnels. Des stratégies ciblées sont nécessaires pour optimiser son déploiement.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Background |
The healthcare sector accounts for approximately 8% of France's greenhouse gas emissions, a share of which is attributable to patient travel. Teleconsultation, whose expansion was accelerated by the COVID-19 pandemic, may reduce the carbon footprint of care pathways. The aim of this study was to quantify CO 2 emissions associated with internal medicine outpatient consultations at a hospital and to estimate the reduction potential linked to teleconsultation.
Methods |
An observational study was conducted at the Bourg-en-Bresse General Hospital, including 301 patients seen in outpatient consultation between March and May 2025. Data were collected through patient and physician questionnaires. Travelrelated CO 2 emissions were estimated from home-to-hospital distances. Eligibility for teleconsultation was defined by medical consensus.
Results |
The mean patient age was 58.5 years, and 62.6% were female. The median round-trip travel distance was 37 km, and 88.7% of patients travelled by private car. Mean emissions were 6.6 kgCO 2 eq per consultation. Teleconsultation was deemed medically feasible for 42.8% of patients. Among these, emissions decreased from 5.83 to 1.41 kgCO 2 eq, representing a 75.4% reduction; however, only 11.8% of patients met all technical and acceptability criteria required to benefit from it.
Conclusion |
Teleconsultation enables a substantial reduction in CO 2 emissions, yet its real-world impact remains constrained by technical, human, and organisational barriers. Targeted strategies are needed to optimise its implementation.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Téléconsultation, Impact environnemental, Gaz à effet de serre
Keywords : Carbon footprint, Environmental impact, Remote consulting
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