French psychiatric caregivers’ perceptions of psychedelics: A national survey - 17/10/26
Perceptions des professionnels de santé mentale français concernant les psychédéliques : une enquête nationale
, Luc Mallet e, f, g, Raphaël Gaillard c, d, h, i, Benjamin Rolland j, Lucie Berkovitch a, b, c, d, gAbstract |
Objectives |
The use of psychedelic substances such as LSD, psilocybin, and dimethyltryptamine is currently being re-evaluated for their therapeutic potential in psychiatry. While international clinical research had started in the 2010s, France only initiated its first psychedelic trials in 2024. This study aimed to explore the knowledge, perceptions, and attitudes of French mental health professionals regarding the use of psychedelics in clinical and recreational settings.
Materials and methods |
An anonymous online survey was conducted between December 2023 and January 2024 among psychiatry caregivers in France. The questionnaire included 19 items across five sections: demographic information, knowledge of psychedelics, perception of their therapeutic and recreational use, and personal experimentation with psychoactive substances. Data was analyzed using linear and ordinal regressions, controlling for age, gender, profession and experience with ketamine.
Results |
A total of 298 respondents participated, primarily from public hospitals. Most were psychiatrists (41.4%) or psychologists (20.4%). About 88% had heard of medical studies on psychedelics, with high awareness of psilocybin and ketamine use in treatment-resistant depression. However, awareness of other therapeutic indications was limited. Fifty-three percent rated the therapeutic benefit–risk ratio of psychedelics as favorable, whereas 61% rated recreational use as dangerous. Favorable perception of therapeutic use was associated with male gender, personal experience with psychedelics, and clinical practice with ketamine. However, in a subgroup of clinicians (psychiatrists, residents, nurses) only clinical practice with ketamine remained significantly associated with favorable opinions. Personal experimentation was the only predictor of more positive attitudes toward recreational use.
Discussion |
The results indicated a moderate but cautious openness among French psychiatry caregivers towards therapeutic psychedelics, less enthusiastic than in other international surveys. Their opinions were strongly influenced by personal and clinical experience. A notable finding was the clear separation caregivers made between therapeutic and recreational contexts.
Conclusions |
French psychiatry caregivers are aware of the growing interest in psychedelics and express moderate support for their medical use. Clinical practice with ketamine appears to play a pivotal role in shaping favorable attitudes. As France embarks on clinical trials with psychedelics, caregiver perspectives are likely to evolve, warranting further surveys in the coming years.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Résumé |
Objectifs |
Les substances psychédéliques telles que le LSD et la psilocybine font l’objet d’un regain d’intérêt pour leur potentiel thérapeutique en psychiatrie. Alors que la recherche clinique internationale a démarré dans les années 2010, les premiers essais français n’ont débuté qu’en 2024. Cette étude explore les connaissances et les représentations des professionnels français de santé mentale vis-à-vis de l’usage des psychédéliques en contexte clinique et récréatif.
Méthodes |
Une enquête anonyme en ligne a été réalisée entre décembre 2023 et janvier 2024 auprès de soignants en psychiatrie. Le questionnaire de 19 items portait sur les données démographiques, la connaissance des psychédéliques, leur usage thérapeutique et récréatif, et l’expérience personnelle des substances psychoactives. Les données ont été analysées via des régressions linéaires et ordinales, contrôlant pour l’âge, le genre, la profession et l’usage clinique de la kétamine.
Résultats |
Au total, 333 personnes ont répondu, issues majoritairement du secteur public. Les participants étaient principalement psychiatres (41,4 %) ou psychologues (20,4 %). Environ 88 % connaissaient l’existence d’études cliniques sur les psychédéliques, notamment sur la psilocybine et la kétamine dans la dépression résistante. La connaissance des autres indications thérapeutiques était plus limitée. Cinquante-trois pour cent jugeaient favorable le rapport bénéfice/risque des psychédéliques en psychiatrie, tandis que 61 % considéraient leur usage récréatif comme dangereux. L’opinion favorable sur l’usage thérapeutique était associée au genre masculin, à l’expérience personnelle avec les psychédéliques, et à l’utilisation de la kétamine en pratique clinique. Toutefois, chez les cliniciens (psychiatres, internes, infirmiers), seule la pratique clinique restait significativement corrélée à une opinion favorable. L’expérience personnelle était le seul facteur prédictif d’une vision moins négative de l’usage récréatif.
Discussion |
Les soignants en psychiatrie français se montrent modérément ouverts à l’usage médical des psychédéliques, et plus réservés que leurs homologues internationaux. Leurs représentations sont influencées par leur expérience personnelle ou professionnelle. Ils distinguent clairement les usages cliniques des usages récréatifs.
Conclusions |
Les professionnels français de psychiatrie connaissent le potentiel des psychédéliques mais restent prudents. L’utilisation clinique de la kétamine joue un rôle central dans leur perception des autres substances. Le lancement des essais cliniques en France pourrait faire évoluer ces opinions, appelant à renouveler cette enquête dans les années à venir.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Keywords : Psychedelic drugs, Mental health, Attitude of health personnel, Ketamine, Psychiatry
Mots clés : Substances psychédéliques, Santé mentale, Représentation, Kétamine, Psychiatrie
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