Effet d’un modèle de langage large (LLM) sur le raisonnement clinique : Essai pilote randomisé contrôlé chez des étudiants en kinésithérapie - 24/10/26
Impact of large language Model (LLM) use on the development of clinical reasoning in undergraduate physical therapy education
, Julien Trioulier, Nicolas MachuretRésumé |
Objectif |
Évaluer si l’utilisation d’un modèle de langage large configuré comme patient virtuel contraint est équivalente à une méthode traditionnelle par cas cliniques papier pour l’apprentissage du raisonnement clinique en kinésithérapie.
Méthodes |
Essai pilote randomisé contrôlé monocentrique (six semaines) qui incluait 57 étudiants. Comparaison entre une modalité de modèle de langage large (patient virtuel sans diagnostic ni feedback expert) et une modalité traditionnelle supervisée. Critère principal : score de la Lasater Clinical Judgment Rubric , évalué en double aveugle. Critères secondaires : charge mentale, littératie numérique en santé (version française de eHealth Literacy Scale ) et satisfaction.
Résultats |
Aucune différence statistiquement significative sur le score Lasater Clinical Judgment Rubric . Les critères secondaires ne différaient pas de manière statistiquement significative. Une tendance statistiquement non significative vers une concentration légèrement moindre et une satisfaction légèrement inférieure a été observée dans le groupe modèle de langage large.
Conclusion |
Un modèle de langage large utilisé comme patient virtuel contraint constitue une alternative pédagogiquement viable et équivalente aux méthodes traditionnelles pour le développement du raisonnement clinique en kinésithérapie, sans augmentation de la charge cognitive. Son intérêt réside dans la diversification des dispositifs en contexte de contraintes de ressources. Des études longitudinales et qualitatives sont nécessaires pour préciser les mécanismes d’apprentissage et les trajectoires de raisonnement clinique.
Niveau de preuve |
NA.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Objective |
To test whether a Large Language Model configured as a constrained virtual patient is equivalent to traditional paper-case methods for learning clinical reasoning in physiotherapy.
Methods |
A six-week monocentric pilot randomized controlled trial ( n = 57 L3 students) compared a Large Language Model-based modality (virtual patient without diagnosis or expert feedback) with a traditional supervised paper-case approach. Primary outcome: Lasater Clinical Judgment Rubric, double-blind assessment. Secondary outcomes: cognitive load, digital health literacy (French version of eHealth Literacy Scale), and satisfaction.
Results |
No statistically significant difference in Lasater Clinical Judgment Rubric scores. Secondary outcomes showed no statistically significant differences. Non-significant trends suggested slightly lower concentration and satisfaction in the LLM group.
Conclusion |
Using a Large Language Model as a constrained virtual patient is a pedagogically viable and equivalent alternative for developing clinical reasoning in physiotherapy, without increasing cognitive load. Large Language Models may diversify educational tools under resource constraints. Longitudinal and qualitative studies are needed to clarify learning mechanisms and clinical reasoning trajectories.
Level of evidence |
NA.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Kinésithérapie, Modèle de langage large, Patient virtuel, Pédagogie, Raisonnement clinique, Supervision clinique
Keywords : Physiotherapy, Large language model, Virtual patient, Pedagogy, Clinical reasoning, Clinical supervision
Plan
Vol 26 - N° 299
P. 13-21 - novembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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