Actualités sur la carence en fer chez l’enfant - 27/10/26
Updates on iron deficiency in children

Résumé |
À l’échelle mondiale, l’anémie ferriprive reste la carence nutritionnelle la plus répandue et représente la principale cause d’anémie chez l’enfant, en particulier dans les pays en développement. Lorsqu’elle survient au cours de la petite enfance, surtout lorsqu’elle est sévère et prolongée, elle peut entraîner des altérations du développement neurologique et cognitif. Ces atteintes ne sont pas toujours totalement réversibles, même après correction de la carence martiale. L’anémie ferriprive est particulièrement fréquente chez les enfants âgés de neuf mois à trois ans ainsi qu’à l’adolescence. Elle peut résulter d’une augmentation des besoins en fer, d’un apport alimentaire insuffisant, d’une malabsorption, d’une augmentation des pertes sanguines et, plus rarement, d’anomalies du transport plasmatique du fer. Des essais contrôlés randomisés récents n’ont pas mis en évidence d’effet bénéfique d’une supplémentation précoce en fer sur le développement psychomoteur des nourrissons sains, aussi bien dans les populations à haut risque que dans celles à faible risque de carence martiale. De même, le traitement d’une carence en fer non anémique chez les enfants âgés de 1 à 3 ans n’a pas montré d’amélioration des performances cognitives. Certaines études observationnelles et d’imagerie cérébrale suggèrent l’existence d’une association entre une carence cérébrale en fer et le trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez l’enfant. La prévention primaire repose sur la supplémentation en fer ou sur l’enrichissement en fer des aliments de base. La prévention secondaire consiste à dépister, diagnostiquer et traiter l’anémie ferriprive. Un dépistage biologique ciblé doit également être réalisé à tout âge lorsque des facteurs de risque sont identifiés.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Worldwide, iron deficiency (ID) anemia is the most prevalent nutritional deficiency disorder and the leading cause of anemia in children, especially in developing countries. When present in early childhood, especially if severe and prolonged, iron deficiency anemia can lead to neurodevelopmental and cognitive deficits, which may not always be fully reversible even following the correction of iron deficiency anemia. Iron deficiency anemia is most common among children aged between nine months to three years and during adolescence. Iron deficiency anemia can result from increased demand for iron, inadequate iron intake, malabsorption, increased blood loss, and rarely defective plasma iron transport. Recent well powered randomized controlled trials showed no effect of early iron supplementation on psychomotor development in infants, neither in populations at high nor low risk of ID. Treatment of nonanemic ID in children aged 1–3 years did not improve their cognitive scores. Evidence from observational and imaging studies suggests association of brain ID and attention deficit hyperactivity disorder in children (ADHD). Primary prevention can be achieved by supplementary iron or iron fortification of staple foods. Secondary prevention involves screening for, diagnosing, and treating iron deficiency anemia. Selective laboratory screening should also be performed at any age when risk factors for iron deficiency anemia have been identified.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Carences en fer, Anémie, Nourrisson, Enfant
Keywords : Iron deficiencies, Anemia, Infant, Child
Plan
| ☆ | Séance du 28/04/2026. |
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