LDL-c et risque résiduel chez le patient coronarien - 27/10/26
LDL-c and residual cardiovascular risk in patients with coronary artery disease
, Hubert Dromas a
, Gilles Lemesle a, b, c, d, ⁎ 
Résumé |
En prévention secondaire, la prise en charge thérapeutique actuelle des dyslipidémies consiste principalement de nos jours à obtenir une baisse du taux de LDL-c, qui joue un rôle majeur dans le développement de l’athérosclérose. Il est en outre l’un des principaux facteurs de risque cardiovasculaire majeurs et modifiables. La baisse du LDL-c est associée de manière directe, proportionnelle, linéaire et sans effet seuil à une réduction des événements cardiovasculaires. Cependant, le patient coronarien chronique ou ayant récemment présenté un événement coronarien reste, de manière générale, insuffisamment traité et n’atteint les recommandations des sociétés savantes qu’une fois sur quatre. Cet article tente d’apporter des explications et pistes de solutions à cette lacune thérapeutique qui expose les patients à un sur-risque et à une surmortalité cardiovasculaire. L’observance thérapeutique est très variable selon les études (randomisées ou en vie réelle), leur géographie, etc., et semble se situer aux alentours de 60 %. Cependant, l’inobservance à elle seule ne permet pas d’expliquer le faible taux de patients dans les cibles thérapeutiques de LDL-c, aux alentours de 25 %. Les raisons sont complexes et multifactorielles. Paradoxalement, le développement de l’arsenal thérapeutique permet une baisse toujours plus importante du LDL-c. L’inertie thérapeutique mêle l’implication des patients, des médecins et des systèmes de santé. De plus, l’éducation et l’alliance thérapeutique doivent être au centre de la prise en charge, répétées et individualisées pour chacun.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
In secondary prevention, current therapeutic management of dyslipidemia primarily aims to reduce low-density lipoprotein cholesterol (LDL-c) levels, as LDL-c is a major driver of atherosclerosis. Elevated LDL-c levels are also one of the main modifiable cardiovascular risk factors. LDL-c lowering is directly, proportionally, and linearly associated with a reduction in cardiovascular events, with no apparent threshold effect. However, patients with chronic coronary syndrome or those who have recently experienced an acute coronary event are still generally undertreated and achieve guideline-recommended targets in only one out of four cases. This article aims to explore the underlying causes of and potential solutions to this therapeutic gap, which is associated with an increased risk of cardiovascular morbidity and mortality. Treatment adherence varies considerably across studies (randomized controlled trials or real-life studies), as well as across geographical settings, and appears to be approximately 60%. However, non-adherence to treatment alone does not explain the low proportion of patients achieving LDL-c treatment targets, which remains at approximately 25%. The underlying reasons are complex and multifactorial. Paradoxically, although the expanding therapeutic armamentarium allows for increased substantial LDL-c reductions, this has not translated into a corresponding improvement in target attainment. Therapeutic inertia may arise at the patient, physician, and healthcare system levels. Furthermore, patient education and the therapeutic alliance should remain central to patient management and should be regularly reinforced and individualized.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : LDL-c, Syndrome coronarien aigu, Syndrome coronarien chronique, Risque cardiovasculaire résiduel, Adhésion thérapeutique
Keywords : LDL-c, Acute coronary syndrome, Chronic coronary syndrome, Residual cardiovascular risk, Treatment adherence
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