Imagerie de la maltraitance chez l’enfant - 28/10/26
Imaging of child physical abuse
, M.C. BonannoRésumé |
La maltraitance physique de l’enfant est une situation médicale urgente, associée à une mortalité et une morbidité élevées, dont certaines lésions peuvent être détectées par imagerie. Les explorations radiologiques doivent être réalisées selon les recommandations des sociétés savantes, dans un environnement hospitalier adapté, avec des équipements et un personnel ayant une expertise pédiatrique. Le protocole d’imagerie dépend de l’âge de l’enfant et de la présentation clinique. Les lésions explorables par imagerie touchent principalement le squelette et le névraxe, tandis que les lésions viscérales sont plus rares. Les fractures constituent les lésions de maltraitance les plus fréquentes, visibles à l’imagerie et prédominent chez le nourrisson. Certaines sont particulièrement évocatrices d’un traumatisme infligé, notamment les lésions métaphysaires classiques, les fractures costales, surtout postérieures, ainsi que les fractures multiples ou d’âges différents. Elles peuvent être peu ou pas symptomatiques, justifiant l’importance du bilan radiographique du squelette complet. Le traumatisme crânien non accidentel (TCNA) touche principalement les nourrissons de moins de 6 mois. L’hématome sous-dural par rupture des veines-pont est la lésion intracrânienne la plus fréquente et certaines caractéristiques à l’imagerie peuvent orienter vers un traumatisme infligé. Des lésions parenchymateuses cérébrales, de la jonction craniocervicale, du rachis et de la moelle peuvent également être associées. L’interprétation des examens doit être confrontée aux données cliniques, biologiques et anamnestiques. Le radiologue, idéalement spécialisé en imagerie pédiatrique, joue un rôle essentiel dans le diagnostic, la prise en charge et, secondairement, l’expertise médicojudiciaire. Une démarche rigoureuse est indispensable afin d’éviter les erreurs diagnostiques et d’assurer la protection de l’enfant.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Physical child abuse is a medical emergency associated with high morbidity and mortality, and some injuries can be detected by imaging. Radiological investigations should be performed according to the recommendations of scientific societies, in an appropriate hospital setting, with equipment and staff experienced in pediatric care. The imaging protocol depends on the child's age and clinical presentation. Imaging-detectable injuries mainly involve the skeleton and the neuraxis, whereas visceral injuries are less common. Fractures are the most frequent abuse-related injuries detected on imaging and are particularly common in infants. Some fractures are highly suggestive of inflicted trauma, including classic metaphyseal lesions, rib fractures, especially posterior fractures, as well as multiple fractures or fractures of different ages. These injuries may be minimally symptomatic or asymptomatic, highlighting the importance of a complete skeletal survey. Abusive head trauma (AHT) mainly affects infants younger than 6 months of age. Subdural hematoma, resulting from bridging vein rupture, is the most common intracranial lesion, and certain imaging features may suggest inflicted trauma. Cerebral parenchymal injuries, as well as injuries to the craniocervical junction, spine, and spinal cord, may also be associated. Imaging findings must be interpreted in conjunction with clinical, biological, and historical data. The radiologist, ideally specialized in pediatric imaging, plays an essential role in diagnosis, management, and forensic assessment. A rigorous approach is essential to avoid diagnostic errors and ensure the child's protection.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Maltraitance physique, Traumatisme crânien non accidentel, Lésions métaphysaires classiques, Hématome sous-dural, Rupture des veines-pont
Keywords : Physical child abuse, Abusive head trauma, Classic metaphyseal lesions, Subdural hematoma, Bridging vein rupture
Plan
Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
