Nanoparticules dans l’alimentation et désordres métaboliques : quoi de neuf ? - 31/10/26
Nanoparticles in food and metabolic disorders: What's new?

Résumé |
L’utilisation d’additifs alimentaires contenant des nanoparticules inorganiques suscite une attention croissante en raison de leurs effets sur l’homéostasie métabolique. Dans l’exemple du TiO 2 (E171), ces particules peuvent agir à plusieurs niveaux de la régulation glucidique, en altérant la sensibilité à l’insuline, le métabolisme hépatique, la fonction de barrière intestinale et l’activité entéro-endocrine. À cela s’ajoute des altérations du microbiote et de sa capacité à produire des métabolites essentiels, ou encore une dérégulation de l’immunité intestinale conduisant à une inflammation de bas-grade. Un tel contexte de perturbations est reconnu propice au développement de troubles métaboliques. D’autres additifs comme le dioxyde de silicium (E551), l’argent (E174) ou l’or (E175) partagent tout ou partie de ces effets. Bien que le rôle causal dans le diabète ne soit pas démontré chez l’Homme, l’enjeu est désormais d’évaluer les risques associés à l’exposition chronique aux nanoparticules, souvent multiples en raison d’une trop grande consommation d’aliments ultra-transformés.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
The use of food additives containing inorganic nanoparticles is receiving increasing attention because of their potential effects on metabolic homeostasis. In the example of TiO 2 (E171), the particles may interfere with glucose homeostasis at several levels by altering insulin sensitivity, hepatic metabolism, intestinal barrier function and enteroendocrine activity. These effects are accompanied by alterations in the gut microbiota and its capacity to produce essential metabolites, as well as by dysregulation of intestinal immunity leading to low-grade inflammation. Such a disrupted environment is recognized as favorable to the development of metabolic disorders. Other additives, including silicon dioxide (E551), silver (E174) or gold (E175), share similar effects. Although the causal role of such particles in diabetes has not been demonstrated in humans, a key challenge is now to assess the risks associated with chronic exposure to nanoparticles, which is often multiple because of the high consumption of ultra-processed foods.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Additifs alimentaires, Particules inorganiques, Dioxyde de titane, Microbiote intestinal
Keywords : Food additives, Inorganic particles, Titanium dioxide, Gut microbiota
Plan
Vol 20 - N° 7
P. 611-618 - novembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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