L’impact des polluants environnementaux sur le tissu adipeux : liens avec l’obésité. 20 ans d’obésogènes : les données s’accumulent - 31/10/26
The impact of environmental pollutants on adipose tissue: Links with obesity. 20 years of obesogens: The data is accumulating

Résumé |
Le tissu adipeux (TA) est un régulateur central de l’homéostasie énergétique et un site de stockage des lipides et des polluants lipophiles. Sa perturbation contribue au développement de maladies métaboliques telles que l’obésité, le diabète de type 2 et la stéatopathie hépatique métabolique associée à un dysfonctionnement métabolique (MASLD). Certains composés chimiques peuvent altérer la fonction du TA par divers mécanismes et sont ainsi qualifiés d’obésogènes. Ces composés incluent des polluants organiques persistants (POP), tels que les pesticides organochlorés, les PCB et les PFAS, ainsi que des composés non persistants comme les bisphénols, les phtalates et les parabènes. Cette revue synthétique présente les données issues d’études épidémiologiques rapportant une association entre l’exposition à ces différentes molécules et le développement des pathologies liées à l’obésité. Elle décrit également les mécanismes moléculaires altérés par ces composés identifiés dans les études in vivo et in vitro qui ont des conséquences sur le TA mais également sur l’organisme. Elle met également en lumière les limites et manques de données actuelles. Ainsi, une approche intégrative combinant données humaines et modèles expérimentaux apparaît donc essentielle pour mieux caractériser les effets des contaminants environnementaux, notamment en mélange. Une meilleure compréhension des effets de ces obésogènes, contribuera à améliorer les stratégies de prévention du syndrome métabolique dont le risque est fortement augmenté chez les personnes obèses.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Adipose tissue (AT) is a central regulator of energy homeostasis and a storage site for lipids and lipophilic pollutants. Its disruption contributes to the development of metabolic diseases such as obesity, type 2 diabetes, and metabolic dysfunction-associated steatotic liver disease (MASLD). Some chemicals can alter AT function through various mechanisms and therefore named obesogens. These compounds include persistent organic pollutants (POPs), such as organochlorine pesticides, PCBs, and PFAS, as well as non-persistent compounds such as bisphenols, phthalates, and parabens. This review presents evidence from epidemiological studies reporting an association between exposure to these different molecules and the development of obesity-related diseases. It also describes the molecular mechanisms altered by these compounds in in vivo and in vitro studies, with consequences for AT as well as for the whole organism. The review also highlights the limitations and current gaps in the literature. Thus, an integrative approach combining human data and experimental models appears essential to better characterize the effects of environmental contaminants, particularly in mixture contexts. A better understanding of the effects of these obesogens will help improve prevention strategies for metabolic syndrome, whose risk is markedly increased in individuals with obesity.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Tissu adipeux, Obésogènes, Polluants organiques persistants, PFAS, Bisphénols, phtalates, Parabènes, Adipogenèse, Métabolisme lipidique inflammation, Épigénétique, Syndrome métabolique
Keywords : Adipose tissue, Obesogens, Persistent organic pollutants, PFAS, Bisphenols, Phthalates, Parabens, Adipogenesis, Lipid metabolism, Inflammation, Epigenetics, Metabolic syndrome
Plan
Vol 20 - N° 7
P. 630-636 - novembre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
