Valeur pronostique de la micro-persistance du PSA après prostatectomie totale : résultats de l’étude IMPA-POP - 31/10/26
, A. Peyrottes 2, N. De Brek 1, S. Guebbas 3, R. Diamand 3, A. Mangoue 4, L. Brureau 5, A. El Boustani 6, M. Baboudjian 6, J. Anract 7, G. Delvar 1, A. Mejean 1, G. Ploussard 8, 9, 10, M.O. Timsit 1, C. Dariane 1Résumé |
Introduction |
Si la récidive biochimique post-prostatectomie totale (PT) est classiquement définie par un PSA ≥ 0,2 ng/mL, le seuil de persistance tumorale est quant à lui fixé à 0,1 ng/mL. L’utilisation des dosages ultra-sensibles confronte ainsi les cliniciens à une « zone grise » décisionnelle en deçà de ces seuils. Dans ce contexte, notre objectif était d’évaluer l’impact pronostique d’une micro-persistance du PSA postopératoire après PT (PSA indétectable car < 0,1 mais dosable).
Méthodes |
Il s’agit d’une cohorte rétrospective multicentrique ayant inclus 813 patients traités par PT pour un cancer de la prostate (CaP) non métastatique dans 8 centres en France et en Belgique. Les patients étaient éligibles si leur PSA postopératoire (4–12 semaines) était < 0,1 ng/mL. En cas d’un premier PSA > 0,1 ng/mL, le second PSA avant le 3e mois postopératoire était pris comme référence si < 0,1 ng/mL. Deux groupes ont été formés : « PSA indosable » ( < level of quantification [seuil de détectabilité propre à chaque laboratoire, ou LOQ] ; n = 442) et « PSA micro-persistant » (LOQ-0,1 ng/mL ; n = 371). Le critère de jugement principal était la survie sans récidive biochimique (BCR). Les critères de jugement secondaires comprenaient la survie sans métastase à distance (MFS). Les modèles étaient ajustés sur les facteurs suivants : score ISUP final, pT, pN, marges et le PSA préopératoire.
Résultats |
Le groupe « micro-persistant » présentait plus fréquemment une maladie localement avancée (pT3+/pN+) et des marges positives ( Tableau 1 ). Le suivi médian était de 47 mois [IQR 34–60]. En analyse multivariée, la micro-persistance du PSA multipliait le risque de BCR par 2,09 (IC95 % [1,54–2,80]) et le risque de développer des métastases à distance par 3,40 (IC95 % [1,60–7,20]) ( Fig. 1, Fig. 2 ).
Conclusion |
La micro-persistance du PSA (LOQ-0,1 ng/mL) semble être associée de manière indépendante à la récidive biochimique et à la survenue de métastases à distance chez les patients opérés d’un CaP. Ces résultats incitent à une vigilance particulière et prolongée chez les patients avec dosage du PSA postopératoire non persistant ( < 0,1 ng/mL) mais toujours dosable ( Tableau 1 ).
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 36 - N° 7S
P. S37-S38 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
