Impact de l’IRM multiparamétrique préopératoire sur les résultats oncologiques de la prostatectomie radicale robot-assistée : cohorte monocentrique de 844 patients - 31/10/26
Résumé |
Introduction |
L’IRM multiparamétrique (IRMmp) améliore la stadification locale du cancer de la prostate, mais son impact sur les marges chirurgicales positives (MCP) et le contrôle biochimique précoce après prostatectomie radicale robot-assistée (PRRA) reste discuté. Le but est d’évaluer si l’intégration systématique de l’IRMmp préopératoire dans un programme de PRRA mature améliore le statut des marges et les résultats oncologiques précoces.
Méthodes |
Étude rétrospective, monocentrique, incluant les patients ayant bénéficié d’une PRRA pour adénocarcinome prostatique entre 2007 et 2019. Les patients ont été répartis en période pré-IRMmp (2007–2012) et période IRMmp (2014–2019). 2013 étant exclue comme année de transition. À partir de 2014, une IRMmp 3T standardisée, interprétée par un uroradiologue dédié, était systématiquement utilisée pour la planification latéralisée et les décisions de préservation nerveuse. Le critère principal était toute MCP ; le critère secondaire la récidive biologique (PSA ≥ 0,2 ng/mL) à 24 mois. Des régressions logistiques (globales et stratifiées pT2/pT3) et des modèles de Cox ajustés sur les principaux facteurs pronostiques ont été utilisés.
Résultats |
Parmi les 844 patients, 393 ont été opérés en période pré-IRMmp et 451 en période IRMmp. Malgré un âge plus élevé, un volume tumoral plus important et des profils de Gleason/D’Amico moins favorables en période IRMmp, la répartition pT était comparable. Le statut des marges était clairement spécifié chez 802 patients : la proportion de MCP est passée de 25 % (97/381) à 15 % (65/421), avec un odds ratio (OR) ajusté de 0,51 (IC95 % 0,34–0,74 ; p < 0,001) en faveur de la période IRMmp. L’effet était significatif en pT3 (OR ajusté 0,35 ; IC95 % 0,19–0,63 ; p < 0,001), alors que la réduction en pT2 n’atteignait pas la significativité. Parmi 807 patients avec suivi PSA, la survie sans récidive biologique à 24 mois ne différait pas significativement entre les périodes après ajustement (HR ajusté 1,10 ; p = 0,656).
Conclusion |
L’IRMmp préopératoire systématique est associée à une réduction cliniquement pertinente des MCP, surtout en pT3, sans bénéfice démontré sur la récidive biologique précoce ( Fig. 1, Fig. 2 ; Tableau 1 ).
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Vol 36 - N° 7S
P. S38-S39 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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