Prélèvement rénal laparoscopique chez le donneur vivant : analyse médico-économique et impact des facteurs de vulnérabilité sociodémographique (73 cas) - 31/10/26
, M.A. Hajjou, M. Taouhid, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. SarfRésumé |
Introduction |
Dans les systèmes de santé en transition, la transplantation rénale à partir de donneurs vivants (DV) représente la thérapeutique d’excellence, mais elle soulève des enjeux d’équité sociale et de viabilité financière. La néphrectomie laparoscopique est standardisée pour sécuriser le geste. L’objectif de ce travail est d’analyser l’impact organisationnel, le profil de vulnérabilité des donneurs et l’efficience médico-économique de cette activité face à une enveloppe budgétaire nationale forfaitaire obligatoire.
Méthodes |
Étude rétrospective monocentrique ayant inclus 73 DV consécutifs ayant bénéficié d’une néphrectomie laparoscopique entre 2014 et février 2026. Les données démographiques, le statut socioéconomique (emploi, couverture médicale) et les paramètres périopératoires ont été analysés. La morbidité postopératoire a été gradée selon la classification de Clavien-Dindo. L’évaluation médico-économique s’est basée sur la durée moyenne de séjour (DMS) et le calcul des coûts directs d’hébergement institutionnels (base de 200 DH/nuitée).
Résultats |
L’âge moyen des donneurs était de 49,2 ans. Le sex-ratio mettait en évidence une prépondérance féminine (62,3 % de femmes). Sur le plan socioéconomique, 31,5 % des donneurs étaient sans emploi. Une couverture médicale liée à l’activité professionnelle était présente dans 71,2 % des cas, tandis que 28,8 % présentaient une vulnérabilité financière ou institutionnelle (12,3 % bénéficiaires d’un régime d’assistance pour démunis, 12,3 % sans aucune couverture sociale, 4,2 % d’indépendants précaires). Sur le plan chirurgical, aucune conversion en open, aucun recours à la transfusion ni transfert en réanimation n’ont été enregistrés (0 %). La morbidité globale était de 42,5 %, exclusivement limitée aux grades mineurs (Clavien I et II). La DMS postopératoire était de 3,5 jours. Le coût direct moyen d’hébergement par patient était maîtrisé à 1374 DH.
Conclusion |
La néphrectomie laparoscopique chez le donneur vivant confirme sa sécurité chirurgicale avec un taux de complications majeures nul, permettant de standardiser la prise en charge médico-économique sous forme de forfait. Néanmoins, l’analyse sociodémographique révèle que l’activité de transplantation repose de manière significative sur des populations économiquement vulnérables. Ces résultats plaident pour la mise en place d’un statut médico-social protecteur standardisé afin de sécuriser le suivi au long cours de ces donneurs altruistes.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 36 - N° 7S
P. S42-S43 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
