Robotic-assisted pyelo-ureteral reconstruction for ureteral stenosis in transplant kidneys: Functional outcomes and morbidity - 31/10/26
, T. Prudhomme 1, 2, I. Chelghaf 3, S. De Vergie 3, J. Rigaud 3, J. Branchereay 3, B. Mesnard 3Résumé |
Introduction |
En transplantation rénale, les complications urinaires représentent les complications les plus fréquentes (4–10 %), dominées par les sténoses urétérales et reflux vésico-urétéraux. Leur prise en charge initiale repose souvent sur des dérivations urinaires en urgence qui constituent des solutions palliatives à long terme. La reconstruction par pyéloplastie ou anastomose pyélo-urétérale sur uretère natif constitue la technique de référence après échec du traitement endoscopique. Si la voie ouverte demeure le standard, la laparoscopie robot-assistée pourrait offrir une meilleure épargne pariétale chez ces patients immunodéprimés et une préservation optimisée des tissus péri-urétéraux. Les données sur cette approche restent cependant limitées. L’objectif de notre étude était d’évaluer les résultats fonctionnels de cette technique dans notre centre.
Méthodes |
Étude rétrospective monocentrique incluant les transplantés rénaux ayant bénéficié d’une reconstruction de l’anastomose urinaire (pyéloplastie ou anastomose pyélo-urétérale sur l’uretère natif) par laparoscopie robot-assistée entre mars 2018 et juillet 2025. Le critère de jugement principal était l’absence de dérivation urinaire (sonde JJ ou néphrostomie) à un an. Les critères secondaires comprenaient la restauration anatomique, l’évolution de la créatininémie et la morbidité postopératoire selon la classification de Clavien-Dindo.
Résultats |
Dix-sept patients ont été inclus (âge moyen 53 ans). Deux interventions ont été interrompues en peropératoire en raison d’un pyélon complètement rétracté dans un contexte de rejet chronique du greffon. Le taux de succès global, défini par l’absence de dérivation urinaire à un an, était de 73,3 %, et atteignait 85 % chez les patients ayant bénéficié d’une reconstruction effective. Les meilleurs résultats étaient observés pour les anastomoses pyélo-urétérales (≈90 %). Aucune variation significative de la fonction rénale n’a été observée. La morbidité postopératoire demeure acceptable malgré une complexité technique élevée.
Conclusion |
Ces résultats, comparables voire supérieurs à ceux rapportés pour la chirurgie ouverte (33–73 % selon la littérature), suggèrent que la laparoscopie robot-assistée constitue une alternative mini-invasive efficace pour la reconstruction urinaire après transplantation rénale. L’anastomose pyélo-urétérale sur uretère natif pourrait offrir de meilleurs résultats fonctionnels. Cette approche, particulièrement adaptée aux patients immunodéprimés, nécessite toutefois une expertise chirurgicale spécialisée et une sélection rigoureuse des candidats. Des études prospectives multicentriques sont nécessaires pour confirmer ces résultats encourageants et préciser leurs indications optimales ( Fig. 1 ; Tableau 1 ).
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Vol 36 - N° 7S
P. S43-S44 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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