Transplantectomie robot-assistée : technique chirurgicale et expérience initiale - 31/10/26
, A. Adypagavane, A. Panis, T. Bessede, C. Lebacle, B. ParierRésumé |
Introduction |
La transplantectomie rénale peut être nécessaire après perte de fonction du greffon. Il s’agit toutefois d’une intervention techniquement difficile, associée à une morbidité importante en raison des adhérences et des antécédents chirurgicaux multiples. Dans cette population à haut risque de complications pariétales abdominales, parfois éligible à une future retransplantation rénale, les approches mini-invasives telles que la transplantectomie robot-assistée du greffon ont récemment émergé, mais les données disponibles restent limitées. Nous décrivons notre technique de transplantectomie rénale robot-assistée et rapportons notre expérience monocentrique initiale.
Méthodes |
Tous les patients ayant bénéficié d’une transplantectomie rénale robot-assistée par voie transpéritonéale extracapsulaire entre 2019 et 2025, réalisée par deux opérateurs expérimentés, ont été inclus rétrospectivement. La voie robot-assistée n’était pas retenue en cas de calcifications majeures de l’artère iliaque ou d’indication d’extrême urgence. Les caractéristiques préopératoires, peropératoires et postopératoires ont été recueillies.
Résultats |
Quinze patients ont bénéficié d’une transplantectomie rénale robot-assistée. Le délai médian entre transplantation et transplantectomie était de 4,8 ans (IQR 2,4–9,6). Les principales indications étaient les complications infectieuses (47 %), le rejet du greffon (20 %) et la création d’espace en vue d’une retransplantation (20 %). Deux conversions en chirurgie ouverte ont été nécessaires (13 %), en raison d’une plaie de l’artère iliaque et d’une adhésiolyse difficile. Le temps opératoire médian était de 160 minutes (IQR 137–190), les pertes sanguines médianes de 110 mL (IQR 70–365) et la durée médiane d’hospitalisation de 4 jours (IQR 3–4). Aucun patient n’a nécessité de transfusion. Une complication postopératoire Clavien-Dindo ≥ III est survenue (7 %), correspondant à une éviscération abdominale. Au dernier suivi, 12 patients (80 %) étaient éligibles à une retransplantation rénale et 6 (40 %) avaient été retransplantés.
Conclusion |
La transplantectomie rénale robot-assistée semble réalisable chez des patients sélectionnés lorsqu’elle est réalisée par des opérateurs expérimentés. Cette approche mini-invasive est associée, dans cette expérience initiale, à de faibles pertes sanguines, à l’absence de transfusion et à une hospitalisation courte. Des études comparatives de plus grande ampleur restent nécessaires pour préciser sa place par rapport à la voie ouverte ( Fig. 1, Fig. 2 ; Tableau 1 ).
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Vol 36 - N° 7S
P. S44-S45 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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