Survie globale après insuffisance rénale terminale induite par le traitement local d’un cancer du rein : cohorte rétrospective multicentrique de 98 patients - 31/10/26
, B. Parier 2, J. Guillotreau 3, A. Bourgi 4, M.O. Timsit 5, P. Bigot 6, T. Waeckler 7, L. Surlemont 8, M. Roupret 9, A. Fontenil 10, C. Michel 11, L. Vignot 12, F. Taha 13, N. Branger 14, M. Vallee 15, J.J. Patard 16, O. Belas 17, J.C. Bernhard 18, H. Lang 1Résumé |
Introduction |
Le traitement local du cancer du rein peut conduire à une insuffisance rénale terminale nécessitant une suppléance rénale définitive (SRD). La part respective de la mortalité cancer-spécifique et de la mortalité liée à la dialyse, ainsi que leurs facteurs pronostiques propres, restent mal connus dans cette population.
Méthodes |
Étude rétrospective multicentrique (UroCCR), incluant les patients chez qui le traitement local (néphrectomie partielle [NP], totale élargie [NTE] ou thérapie ablative [TA]) a conduit à une SRD dans les 12 mois postopératoires. L’objectif principal était de décrire la médiane de survie globale (SG). Les objectifs secondaires étaient de comparer les taux d’incidence cumulée de mortalité spécifique vs non spécifique à 1 et 5 ans postopératoire, et d’identifier les facteurs pronostics de mortalité spécifique et non spécifique.
Résultats |
98 patients étaient inclus (69,4 % d’hommes, médiane 67 ans, 55,2 % ASA ≥ 3, IRC préexistante 64,4 %, rein unique 34,4 %), dont 66,3 % traités par NTE, 30,6 % par NP et 3,1 % par TA. Le suivi médian était de 24,9 [10,0 ; 57,7] mois et 33,7 % décédés. À 1 et 5 ans, les taux de décès spécifiques et non spécifiques étaient respectivement de 14,0 % [IC95 % 6,5–22,4] et 5,9 % [1,3–11,6], puis 26,7 % [15,2–38,9] et 32,2 % [18,2–47,5]. Facteurs pronostiques de mortalité spécifique : ISUP ≥ 3 (HR 7,63 [1,00–58,1]), pT ≥ 3 (HR 2,77 [0,89–8,61]) et NTE (HR 5,07 [1,16–22,2]). Mortalité non spécifique : âge ≥ 68 ans (HR 2,08 [0,75–5,74]), IRC préexistante (HR 2,73 [0,61–12,2]), sexe masculin (HR 2,83 [0,62–13,0]) et ASA ≥ 3 (HR 1,43 [0,48–4,25]).
Conclusion |
Chez ces patients dialysés, près d’un décès sur deux n’est pas lié au cancer. Nos résultats suggèrent une possible dissociation des facteurs pronostiques selon la cause : facteurs oncologiques pour la mortalité cancer-spécifique, facteurs de terrain pour la mortalité non oncologique. Bien que limitées par la puissance statistique, ces tendances exploratoires invitent à mieux individualiser l’évaluation préopératoire du risque d’IRT.
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Vol 36 - N° 7S
P. S52-S53 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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