Pyélonéphrite emphysémateuse en réanimation : impact de la néphrectomie précoce sur la survie au sein de la cohorte multicentrique PYELEMPHY - 31/10/26
, P.L. Blot 1, A. Renou 2, Y. Lombardi 3, H. Hille 4, J. Devaquet 5, F. Perier 6, J. Pocquet 7, L. Camous 8, F. Pène 9, S. Besset 10, F. Delamaire 11, A. Rouze 12, B. La Combe 13, M. Petit 14, L. Laine 15, J. Rosman 16, R. Sonneville 17, I. Duquesne 18, A. Mekontso Dessap 19Résumé |
Introduction |
La pyélonéphrite emphysémateuse est une infection nécrosante rare du haut appareil urinaire, associée à une morbi-mortalité élevée. Sa prise en charge en réanimation reste mal codifiée, notamment concernant la place et le délai optimal de la néphrectomie.
Méthodes |
Étude observationnelle rétrospective multicentrique nationale incluant les patients adultes admis pour pyélonéphrite emphysémateuse infectieuse dans 48 services de réanimation français entre 2001 et 2021. Les caractéristiques cliniques, biologiques, radiologiques, les modalités de prise en charge et les événements rénaux majeurs à 90 jours ont été recueillis. La néphrectomie précoce était définie par une intervention réalisée dans les 24 heures suivant l’admission en réanimation. Les facteurs associés à la mortalité à 90 jours ont été étudiés par modèles de Cox multivariés, avec analyse pondérée par score de propension.
Résultats |
Au total, 109 patients ont été inclus, d’âge médian 62 ans, dont 64 % de femmes. Un diabète était présent chez 63 % des patients, une obstruction urinaire chez 46 %, et 72 % présentaient un choc septique. La prise en charge initiale reposait sur un traitement médical conservateur dans 30 % des cas, un drainage mini-invasif dans 60 %, et une néphrectomie précoce dans 13 %. La mortalité en réanimation était de 15 %, et la mortalité à 90 jours de 17 %. En analyse multivariée, le score SAPS II était associé à une mortalité accrue à 90 jours, tandis que la néphrectomie précoce était associée à une diminution de la mortalité. Les événements rénaux majeurs à 90 jours, associant décès, dialyse ou persistance d’une insuffisance rénale, concernaient 40 % des patients.
Conclusion |
Cette cohorte souligne la gravité de la pyélonéphrite emphysémateuse nécessitant une admission en réanimation. Malgré son indication chez les patients les plus sévères, la néphrectomie précoce pourrait améliorer la survie lorsqu’un contrôle de source efficace est nécessaire, sans signal d’augmentation des complications rénales à moyen terme ( Tableau 1, Tableau 2 ; Fig. 1 ).
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Vol 36 - N° 7S
P. S62-S63 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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