Validation d’un test de méthylation de l’ADN tumoral circulant comme biomarqueur pronostique dans le cancer de la vessie infiltrant le muscle : étude ancillaire de l’essai NEMIO - 31/10/26
, D. Prost 2, M. Haberstich 3, A. Lavollé 4, A. Sabouret 3, V. Verkarre 5, G. Beinse 6, A. Baurès 7, T. Bruneau 7, H. Djamai 7, V. Taly 7, S. Oudard 3, P. Laurent-Puig 3, C. Thibault 1, F. Audenet 8Résumé |
Introduction |
L’ADN tumoral circulant plasmatique (ADNtc) et urinaire apparaissent comme des biomarqueurs pronostiques prometteurs dans les tumeurs vésicales infiltrant le muscle (TVIM), permettant de guider les stratégies adjuvantes ou de préservation vésicale. Les tests actuellement commercialisés reposent principalement sur des approches personnalisées fondées sur le séquençage tumoral. Nous avons évalué un test universel de détection de la méthylation de l’ADN tumoral dans le plasma et les urines de patients atteints de TVIM.
Méthodes |
Il s’agit d’une étude ancillaire de l’essai multicentrique de phase II NEMIO, qui évaluait, chez des patients atteints de TVIM, un traitement néoadjuvant par Durvalumab ± Tremelimumab, en association avec une chimiothérapie par dd-MVAC. Des prélèvements plasmatiques et urinaires étaient réalisés à différents temps thérapeutiques : avant le début du traitement néoadjuvant (C1J1), en cours de traitement, en fin de traitement/en préopératoire, puis au cours du suivi postopératoire. Sur le plan analytique, l’ADN libre était extrait, converti au bisulfite, puis analysé par PCR digitale en gouttelettes (ddPCR). Le test ciblait les marqueurs de méthylation SEPTIN9, ENGRAILED2 et HAND2, avec l’albumine comme gène de référence. Les résultats biologiques étaient corrélés aux données cliniques.
Résultats |
Les analyses actuelles portent sur l’ADNtc plasmatique à C1J1 chez 94 patients. Le test identifiait 14 patients ADNtc-positifs (14,9 %), 15 avec un signal détectable sous le seuil de positivité (16,0 %) et 63 ADNtc-négatifs (67,0 %) ; deux échantillons étaient non interprétables. SEPTIN9 était le marqueur dominant, détecté chez tous les patients ADNtc-positifs. La positivité de l’ADNtc était significativement plus fréquente chez les patients avec un stade T3 que T2 (57,1 % vs 12,9 % ; p = 0,0146). Après un suivi médian de 27,0 mois, la positivité de l’ADNtc était associée à une survie sans événement plus courte (HR 4,20 ; IC95 % 1,70–10,43 ; p = 7,7 × 10 −4 ) et à une survie globale défavorable (HR 6,73 ; IC95 % 2,25–20,09 ; p = 8,0 × 10 −5 ).
Conclusion |
Ce test épigénétique permet d’identifier, dès C1J1, un sous-groupe de patients à haut risque de rechute. Bien que moins sensible que les tests personnalisés, il présente des avantages pratiques en termes de coût, de délai de rendu des résultats et d’accessibilité. L’évaluation des échantillons urinaires, ainsi que des prélèvements plasmatiques réalisés aux autres temps thérapeutiques, est en cours ( Fig. 1, Fig. 2 ).
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Vol 36 - N° 7S
P. S66-S67 - octobre 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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